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XVIIIe siècle

Repères historiques

  

                                                                

 

Bibliographie

(voir aussi Bibliographie générale d'histoire de l'éducation)

 - Grandière M; "L'idéal pédagogique en France au dix-huitième siècle"; publié par
Voltaire  Foundation, Oxford, 1998;

- Grosperrin B.; "Les petites écoles sous l'ancien régime" Ouest-France Université;1984

- Julia D.; "Les trois couleurs du tableau noir La révolution"; éditions Belin; 1981

- Luc J. N. "A trois ans l' enfant devient intéressant 1750-1900" (article sur les médecins et leurs observation des enfants)

- Mayeur Fr., "De la révolution à l'école républicaine" , "Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France", sous la direction de PARIAS L , (3° tome), Nouvelle Librairie de France, 1981

- Prévot J.; "La première institutrice de France Madame de Maintenon"; éditions Belin; 1981

 

 

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Sites

http://freresdestgabriel.cef.fr/education.htm

 

Naissance de la notion d’enfance

 

Descartes (1596-1650) va être le premier auteur à parler de son enfance.

Au XVII ° siècle était apparu le " mignotage ", on cajole l'enfant, on joue avec comme avec un petit animal, on s’amuse de sa rondeur et de sa drôlerie, mais on ne le considère pas comme un être spécifique comme on le verra au siècle suivant.

L’idée de l’enfance va se préciser aussi pour une raison économique.

On a moins d’enfants, donc ils vont prendre de l’importance. Elle est parallèle à la montée de la bourgeoisie, car c’est lui qui doit retransmettre le patrimoine. On peut aussi percevoir la place de l’enfant aussi par exemple au niveau de l’iconographie (tableaux de Le Nain). Par ailleurs

l'enfant est considéré comme un être privé de raison, incapable d'accéder à la connaissance et à l'amour de Dieu. "Même baptisé il est capable de toutes les malices"(Bossuet). Le christianisme joue à la fois un rôle bénéfique dans le sort des enfants mais aide à entretenir une attitude fataliste.

Ils sont très présents aux évènements familiaux: décès, mariages, naissances... aux évènements sociaux comme les fêtes, assistent aux défilés royaux...où ils s’imprègnent des valeurs des grands personnes.

Ils ne sont pas forcément protégés de la violence car ils assistent aux mêmes spectacles que les adultes. (Exécutions ou bagarres dans les cabarets)

Le placement des enfants :

A Paris, il y a des bureaux de recrutement pour les nourrices. Ces dernières vont à Paris quand leur propre enfant a 7 mois et elles reviennent avec des enfants. Il y a une réglementation comme par exemple ne prendre qu'un enfant, mais bien souvent il meurt en route ou dans le village où il manque de soins. Les nourrices sont sous la surveillance du curé.

Les enfants abandonnés sont parait-il nombreux. C'est souvent l'Hotel Dieu de Paris qui s'en occupe. C'est ainsi que saint Vincent de Paul créé un hôpital, des maisons similaires sont ouvertes en province.

Au XVI°et XVII° siècle les enfants sont exposés. Les hôpitaux instaurent des boites tournantes pour éviter l'infanticide que l'on ne punit pas. Certains hommes célèbres ont étés abandonnés comme d'Alembert en 1717 ". C'est du à la misère, la famine, l'histoire du "petit Poucet " l’illustre bien ou aux difficultés des filles célibataires.!

De plus on pense que l'enfant sera mieux soigné à l'hôpital. C’est cet argument que J. J. Rousseau a tenu pour expliquer l’abandon de ses enfants.

Les accouchements sont meurtriers. Plus d'un enfant sur 4 meurt. On tente de faire la formation des matrones.

L’enfant va peu à peu être élevé par sa mère en particulier grâce à J. J. Rousseau.

 

Les courants d’idées                                      Kant

Impact de Kant avec "L’aufklaerun". "Aies le courage de te servir de ton propre entendement, sort de ta minorité". Il faut faire l’effort de penser. "Voila ce qui s’achète et ne se vend pas" !

C’est le siècle des lumières on ouvre les fenêtres de temples pour faire pénétrer la lumière et on peint les murs en blanc.

L’Allemagne a gardé des despotes éclairés car ils avaient déjà fait leur révolution avec la Réforme. Ce sera plutôt une aventure intellectuelle       alors qu’elle sera plus politique en France. "Penser par soi même" a aboutit en France à la suppression de l’autorité, et une revendication collective avec la révolution de 1889. Mais par contraste on va rendre le Moyen age obscur.

La notion de la nature va prendre une dimension plus restreinte, moins cosmique, par contre on s’intéresse à la culture de la terre. Avant on lui donnait un sens, on va l’observer, on veut la connaître.

Par ailleurs, on va s’ouvrir à d’autres pays et au monde.

 

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 Les institutions :

 

Sur l'initiative des municipalités, afin de faire le lien entre les écoles primaires et l'université : création des collèges. C’est le conseil municipal qui pouvait choisir les enseignants.

Les frères de la vie chrétienne inventent la division par classes en fonction des enfants.

On crée de nombreuses écoles de filles, gérées par les religieuses.            

Importance des académies: des sciences, (chimie), des arts, (peinture, musique), de médecine(l'anatomie), de l'agriculture(le jardin du roi avec la botanique), des belles lettres, de l'armée, des ingénieurs.

Il y a 80 institutions de recherche en différentes disciplines; les sciences sont importantes.

On crée des écoles d'agriculture, de dessin, des ponts et chaussées, des mines, de vétérinaires, d'accouchement

 

Importance des encyclopédistes qui mettent à la portée de tous des découvertes. Dans les universités on enseigne les nouveautés scientifiques.    

Montesquieu                        

écrivain français (château de La Brède, près de Bordeaux, 1689 - Paris 1755). Il est l'auteur des Lettres persanes (1721), des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) et de De l'esprit des lois (1748) dans lequel il montre les rapports qu'entretiennent les lois politiques avec la Constitution des États, les mœurs, la religion, le commerce, le climat et la nature des sols des pays. Ce dernier ouvrage inspira la Constitution de 1791 et fut à l'origine des doctrines constitutionnelles libérales, qui reposent sur la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. (Acad. fr. 1727.)


© Larousse-Bordas 1998
 

                                                           L’éducation des enfants pauvres                                                                                

Madame de Maintenon alors qu'elle est mariée Louis XIV, elle décide d'ouvrir des institutions pour les enfants pauvres. 

Voici ce qu'elle dit dans sa correspondance:

"D'autres pauvres me parurent mériter plus d'attention; on trouvait alors par tout le royaume quantité de nobles sans le sou, qui ne subsistaient que d'emprunts et de charités; beaucoup, cadets de famille, n'avaient ni terres ni bêtes et vivaient comme des misérables dans des masures sans toit; des veuves d'officiers, morts pour le Roi, restaient sans une pistole pour nourrir leurs enfants ; le désir de paraître, et l'émulation à disputer aux financiers la gloire des palais et des « belles eaux », avaient

achevé la ruine des autres. J'étais touchée du sort de ces pauvres nobles, d'autant plus que je me souvenais d'avoir partagé longtemps le destin des plus lamentables et que je n'ignorais rien des combats que l'orgueil et la faim livrent dans ces âmes. J'apercevais aussi qu'on pourrait, avec cette matière-là, pousser plus loin l'ouvrage de l'éducation: former de beaux esprits peut- être, mais surtout régénérer la nation en fournissant son élite en maximes de vertu et en principes de science. Éduquer les plus pauvres des nobles à l'égal des plus riches bourgeois, rendre ainsi à la noblesse une place qu'elle perdait tous les jours dans l'État : la grandeur de ce dessein passait encore, dans mon esprit, le plaisir de soulager la misère. "

 

Elle va ouvrir  des établissements pour les garçons et pour les filles, mais ces dernières auront tout son intérêt:

« Rien n'est plus négligé que l'éducation des filles, dis-je à Madame de Brinon, on dit qu'il ne faut pas qu'elles soient savantes et qu'il suffit qu'elles sachent obéir à leurs maris sans raisonner... Et, cependant, ne sont-ce pas les femmes qui ruinent ou qui soutiennent les maisons, qui règlent le détail des choses domestiques, qui élèvent les enfants ? Les occupations des femmes ne sont, au vrai, guère moins importantes au public que celles des hommes; et l'ignorance des filles de la noblesse est précisément cause de la ruine de ce corps. »

Voici son projet quant au programma à enseigner:

"...elles connaîtraient assez d'arithmétique pour faire leurs comptes avec exactitude et recevraient des rudiments d'économie: la culture des terres, la vente du blé, la meilleure manière de faire des fermes, tout cela leur serait enseigné afin qu'elles ne fussent pas de ces demoiselles qui ne font aucune différence entre la vie champêtre et celle des sauvages du Canada; on leur montrerait les histoires grecque et romaine, l'histoire de la France et celle des pays voisins, où elles verraient des prodiges de courage et de désintéressement; elles feraient de la musique avec les meilleurs maîtres pour y apprendre à jouir de plaisirs innocents, et de la peinture car les ouvrages de dames ne peuvent avoir aucune vraie beauté sans la connaissance des règles du dessin; elles sauraient aussi la couture, balayeraient les classes, et se formeraient dans le gouvernement des enfants, les plus âgées devant servir de maîtresses aux plus jeunes et les aider à s'habiller , se laver et se peigner; connaissant de la sorte le naturel et le génie des enfants, elles feraient des mères admirables en même temps que des maîtresses de maison accomplies. "

Chandernagor F.; "L'allée du roi"

voir texte fondateurs

C'est ainsi qu'à Saint Cyr, près de Versailles elle va commencer à construire son établissement avec l'argent du roi, en 1685.

 

 

Sous Louis XVI les frères saint Charles et les frères des écoles chrétienne s'occupent des enfants pauvres.

Les jésuites sont expulsés et sont remplacés par les oratoriens ou des particuliers. Ceci provoque une certaine stimulation.

 

 

Les frères des écoles Chrétiennes: Saint Jean Baptiste de la Salle (1661-1715) affirme que l’instruction et l’éducation doivent être données aussi aux classes pauvres. L’opposition est forte de la part de la bourgeoisie et la noblesse mais aussi de la part de certains philosophes.

Leurs principes sont:

-Chercher à connaître l’élève le mieux possible

-Individualiser l’enseignement

-Tourner l’activité de l’élève vers une éducation pratique pour la vie

-Faire participer les élèves à la bonne marche de l’école par un système de charge.

-Proposer une pédagogie différentielle.

 

Avant la révolution

Avant 1789 il y avait 562 collèges avec 73.000 élèves, dont 178 au congréganistes et 384 facultés des arts.

La révolution de 1789 n'a rien transformé dans l'école élémentaire, sauf de supprimer l'Eglise qui faisait l'école. Elle propose à la place "le catéchisme républicain".

 

Premier essais d'éducation nationale en 1763, par L. R. Caradeuc de La Charlotais.

Mémoire sur L'éducation publique en 1764 de L. B. Guyon de Morveau qui aura un impact plus important que "l'Emile" de J. J. Rousseau.

 

Des écrivains manifestent leur intérêt pour l'enfant et l’éducation:

J. J. Rousseau va s'inspirer de Condillac pour qui l'intelligence de l'enfant va s'enrichir par les sens et par la manipulation. J. J. Rousseau va faire reconnaître la nature de l'enfant et proposer "l'éducation négative" qui consiste à laisser l'enfant se développer de lui-même. Il va à l'encontre des courants éducatifs de l'époque où surtout dans les collèges on s'évertuait à faire une "tête bien pleine!".

 

Après la révolution de 1789

1794:  On souhaite une école par 1000 habitants. Salaire d'état pour les instituteurs.

1795: On souhaite une école par canton. On organise peu à peu la scolarité des filles.

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