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Histoire de l'éducation spéciale 2

 

Histoire de l'éducation spéciale

Introduction

 


Bibliographie


 

- “Assistance et éducation des enfants arriérés” 1896 et” traitement médico-pédagogique des idioties les plus graves”1905.

- Aufauvre M. R.; “Aide au jeu des enfants en difficulté” Delachaux et Nestlé
- Berthier F." l’abbé de l’Epée"  ed. Lévy frères;1852

- Carion Machwitz G.; "La Meynardie, pour l’amour de J. Bost “ par ed. Max Chaleil
 - Excoffon A. ;"L’abbé de l’Epée"; ed. Tolra;1930

- Foucault M.;"Folie et déraison. Histoire de la folie à l'age classique"; Paris; PUF; 1961

- Gateaux-Mennecier  J.; "Bourneville et l'enfance aliénée"; Paris, Centurion; 1989

- "Itard inédit", Privat, lieux de l'enfance N°14-15, Préface d'A. Brauner
-Malson L.; “Les enfants sauvages" où l’on peut retrouver les deux publications d’observation qu’il a faites celui de 1801
- “Assistance et éducation des enfants arriérés” 1896 et” traitement médico-pédagogique des idioties les plus graves”1905.

- Michelet A.- Woodill G. "Le handicap dit mental"; Delachaux et Niestlé; paris; 1993

- Stiker H. J.;"Corps infirmes et société; Paris, Aubier Montaigne; 1982

- Vial M.; “Les enfants anormaux à l’école” ; ed. A. Colin; 1990

 

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Introduction


Si l’histoire de l’éducation spécialisée commence au XIX° siècle elle a été précédée par tout un cheminement social où la religion, l’économie, la philosophie, sont engagées.
C’est pourquoi nous allons partager ce cheminement en deux parties: avant et après le XIX° siècle.
 

Nous allons commencer par une mise au point sur les termes employés pour nommer les personnes handicapés:
Les variations qu’ils ont subit est significative déjà de deux choses: c’est que très régulièrement on a tenté de les nommer c’est à dire de les faire exister, mais aussi que l’on a pas trouvé de terme définitif dans la mesure où on en trouvera un jour... ces termes sont représentatifs de la façon dont on percevait les personnes atteintes de déficience. Comme s’ils ne pouvaient exister qu’en fonction de la perception qu’on en a! Mais un être humain peut-il exister que par lui même?
 

- Dans l’antiquité  ” l’a-mentia” signifie: privé d’esprit. Pour les juristes ils doivent bénéficier de mesure de protection... C’est un trouble de la raison et du jugement. Cela diffère de la stupidité.
 

- Idiot signifie: solitaire. Pour les grecs, c’est l’homme privé qui ne se mêle pas des affaires publiques, à partir de là c’est un homme simple, ignorant, illettré. En 1752 c’est un homme fort ignorant. Pinel va retenir le mot: “ idiot” comme l’abolition des fonctions de compréhension et du coeur, que l’origine soit congénitale ou accidentelle. En 1818 Esquirol décrète que chez l’idiot, les facultés ne se sont jamais manifestées, cela commence avec la vie. Il y a aussi malformation. Son intelligence ne peut produire, les instruments sont défectueux. Ce sont “ des incurables ”. Ce qui sous entend qu’ils ne peuvent pas bénéficier de soins.
-Il fait la distinction avec les imbéciles, légèrement atteints qui peuvent vivre dans un milieu frustre. Ces derniers ne savent pas compter jusque 20 deniers, ne peuvent retenir le nom de leur père, leur âge... signifie faible, sot, innocent. Pour les juristes il ne peut disposer de ses biens s’il n’a pas l’intelligence d’un enfant de 14 ans. Il est donc comme un enfant !
 

-Crétin vient de chrétien . On dénomme ainsi ceux qui originaires du bas Valois sont appelés aussi les “crétins des Alpes”.
-Lorsque L’abbé Grimaux au XIX° siècle va donner le nom d’anormaux c’est: ” parce que le terme est plus vrai, plus charitable, plus doux que ceux d’idiot, d’imbécile, de crétin, de niais, ce sont des sujets qui demandent des soins spéciaux.” En 1936 l’on va remplacer le terme d’inadapté par arriéré car c’est plus respectueux...( A. Descoeudres collaboratrice de Decroly “ Le développement de l’enfant de 2 à 6 ans ”).
 

Il y a aussi:


-Taré qui est une personne atteinte de maladie héréditaire grave Mais aussi tare désigne le poids mis pour équilibré dans un plateau le poids de ce qui est en face. Similitude avec handicap. Ce serait une notion de réajustement...
 

-Abrutit signifie : stupide, personne sans intelligence
-Débile: faible physiquement, qui est devenu faible d’esprit
Pour les handicapés moteurs:
 

-Invalides: lié à la notion de valide, valable, compétent.
 

-Boiteux: lié à l’allure, ainsi que bancal.
Actuellement, la remise en cause de l’identité de la personne concernée par une maladie chronique où la guérison totale n’est pas envisageable. On veut prendre en considération, par contre le changement de vie que cela entraîne, la définition se voudra “objective” pour que la personne ne se sente pas atteinte… On a donc établit un processus de définition qui va de la déficience qui se veut un terme neutre, celle çi entraînant une incapacité et un désavantage…Mais tout ceci est bien compliqué et qu’en pensent les personnes concernées ???
La façon dont les différentes périodes on perçut le handicap nous permettra de voir comment la rééducation a pris tant d'importance.
 

L’éducation des enfants handicapés

 

 a été précédée de toute une histoire dont je vais commencer par vous donner un court aperçu.
Elle est le fruit non seulement de la perception qu’on a pu en avoir au cours des ans en lui donnant soit un sens, soit une place... c’est aussi le fruit du cheminement de la pensée humaine et surtout le résultat de l’action de quelques personnes.
Les différentes réactions sont souvent le reflet du sens que chaque époque a tenté donner à l’enfant et l’adulte handicapés,(mais ici nous parlerons plus de l’enfant) la place qu’elle leur a reconnu, même en voulant l’éliminer, reflétait les idées religieuses, sociales, économiques, philosophiques, de l’époque.
La place du déficient dépend de différentes données qui varient d’une époque à l’autre et que nous ne pouvons pas juger, puisque nous n’avons pas les mêmes critères de valeur, de plus même durant la même époque il peut y avoir des attitudes contradictoires.
Que pensera t-on de nous dans quelques centaines d’années? et surtout que pensera t-on de nos prétentions actuelles?
Certaines attitudes ne sont-elles pas fondamentales, ne reviennent-elles pas régulièrement comme l’exclusion, la peur...
Nous n’avons comme traces historiques que des documents que nous interprétons tant bien que mal. La bibliographie dont nous disposons, si elle a fait l’objet de travaux importants n’est pas très nombreuse et certains ouvrages qui ont recueilli des documents et les ont interprété étant le choix de l’auteur ou de ses possibilités de consultation sont marqués des ses propres interprétations.
N’importe comment on peut dire qu’aucune époque et pays n’a été indifférente à ce que nous appelons aujourd’hui la déficience mentale et physique.
Il y a une sorte de loi dans cette histoire c’est que la personne handicapée s’est peu à peu différenciée des autres personnes qui faisaient l’objet de rejet, de ségrégation, de peur, d’études…
Car il y eu des époques où le déficient mental était confondu avec les déments, le pauvre, l’oisif, l’infirme... et même le délinquant!
Donc son histoire est en même temps l’histoire de son émergence parmi d’autres déficiences ou problèmes humains, que nous n’oserions plus confondre.
Nous sommes à l’époque du classement, de l’organisation scientifique. On pourrait imaginer que les polyhandicapés se retrouvent tantôt avec les handicapés moteurs, tantôt avec les déficients mentaux puisqu’ils cumulent les deux, non! ne faisant partie d’aucune catégorie parce qu’il faisaient partie des deux on a créé une autre catégorie qui les dissocie d’ailleurs d’autres personnes atteintes elles aussi de plusieurs handicaps, mais agencés différemment... le mélange parait inadmissible actuellement pourtant il a existé il n’y a pas si longtemps...
Et on justifie cette organisation en disant que le mode d’approche n’est pas le même, puisque le handicap n’est pas le même.
Dans l’histoire de la personne handicapée on peut voir qu’elle voyage en quelque sorte d’une place à l’autre, d’une institution à l’autre, entre le spirituel et le scientifique et que peut-être le périple n’est pas fini.
 

L’attitude de rejet, de déroute, de questionnement est constante à chaque époque on y assiste encore dans les établissements amenés par je ne sais “quel contretemps malin” à ouvrir une section de polyhandicapés. C’est intéressant de voir comment cette section est perçue par les autres. Je pense que cette réaction existera toujours et je pense que nous devons la prendre en considération pour nous ouvrir à autre chose.
L’existence de la personne handicapée est provocatrice. De quoi? pourquoi? il n’y a qu’à le voir pour chacun d’entre nous…


 

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