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Éducation spéciale

  

 

Histoire de l'éducation spéciale

 

L’éducation des enfants handicapés

les médecins et les pédagogues

Le 19° siècle

 

La suite va consister sur 2 siècles à faire sortir les handicapés  des asiles,  à les classer, les soigner, les éduquer...

Le médecin aliéniste va naître et aider peu à peu à sauver les handicapés mentaux et malades mentaux à ne plus être perçus comme le mal incarné mais comme des malades dignes d’un diagnostique. On va les classer.

Au début du XIX° siècle va apparaître enfin la notion d’éducation pour les enfants handicapés. Ce sont des gens qui par leur compétence médicale ou leur charisme vont construire les premières notions d’aide.

Les sourds muets seront toujours considérés à part mais serviront de tremplin en même temps.

 

Dès le 15° siècle éducation de sourds muets

 

Pereire

Né en Espagne le 11 avril 1715

Il désire rééduquer sa femme qui est sourde.

Il crée la dactylologie qui est un code de signaux. Aussi il aide à découvrir le fonctionnement et la disposition des organes vocaux; le disciple touche le gosier du maître, imite, répète.

Il va jusqu’à déclarer que l’enfant entend la voix de sa mère dans il est dans son sein . Déjà!!!

Il pense aussi comme on le sait maintenant que l’on entend pas seulement avec les oreilles mais que le toucher est aussi un support de communication par les sons.

-Bourneville le reprendra plus tard quand il fera entendre par les vibrations frontales.

Il invente pour les moins sourds un cornet acoustique qui leur permet de se réentendre.

Il reçoit Buffon et Rousseau

Il inaugure l’éducation individuelle car chaque cas est pour lui un cas d’espèce.

Il est un des précurseur de l’éducation sensorielle puisqu’il propose une compensation par le toucher comme plus tard V. Haüy proposera la compensation de la vue par le toucher. Ce qui sera repris plus tard par J. J. Rousseau à qui on attribue habituellement l’éducation sensorielle.

Ses découvertes on été relatées dans un livre écrit par un certain Mr. le Camus. Il y a parlé aussi du goût lié aux facultés de l’esprit comme on le reconnaît maintenant.

 

Grâce à des démarches de rééducateurs et d’éducateurs durant le XVIII° siècle on apprendra à considérer l’individu. Il s’agira de demander à l’enfant d'apprendre non par rapport aux autre mais par rapport à lui même

Il s’est fait en quelque sorte même pour les enfants normaux un élan, une jonction, entre le physiologique et l’intellectuel qui n’est pas encore complètement conquise.

 

L’Abbé de l’Épée

-Né à Versailles en 1712

-Mort à Paris1789

Avocat au parlement de Paris où le hasard le fait rencontrer deux jeunes sourdes muettes dont le P. Vanin prêtre de la doctrine chrétienne avait commencé l’éducation. L’abbé de l’Epée s’applique à les éduquer et faire leur instruction à l’aide de signes conventionnels.

IL fonde par la suite une école de sourds muets

L’assemblée nationale deux ans après sa mort décrète que son nom doit être inscrit parmi les bienfaiteurs de l’humanité

A écrit une instruction des sourds-muets par la voie des signes méthodiques.

Sa méthode sera repris par L’Abbé Sicard

 

Valentin Haüy

 

qui fonde la première école pour les aveugles en 1784

 

Pour ce qui concerne le handicap mental il est indispensable d’évoquer:

 

Pinel

Médecin (1745 et 1826)

Directeur de la salpêtrière. Il va être celui qui enlève les chaînes aux fous.

Dans la seconde édition de son traité médico-philosophique il montre l’importance des relations avec le milieu: l’entourage familial, les autres malades...dans le déclanchement, la persistance, l’aggravation de la maladie mentale.

IL met l’action sur la discipline, la réglementation de la vie des malades, leur classement rigoureux, l’isolement des plus dangereux.

 Jean Itard

Édouard Seguin

 

La suite, après Itard

Les études des handicapés sont marqués par les courants scientifiques de l’époque: On parle de l’impact de la grosseur du cerveau sur l’intelligence. A ce moment un certain Lavater va faire des constatations sur l’impact de la forme du cerveau sur le caractère.

Jusque là le placement des enfants se fait davantage en vue de l’ordre et de la sécurité publique que dans une perspective d’assistance et de traitement. On mêle souvent les enfants aux adultes

En 1821 le docteur Falret réalise à la Salpetrière le premier regroupement d’enfant idiots.

L’aliéniste Belhomme 1824 a l’idée d’appliquer des procédés éducatifs à la fois intellectuels et médicaux à des enfants idiots et de les diversifier individuellement.

Il affirme l’interdépendance des facultés et la possibilité de cultiver partiellement ces aptitudes.

En 1828 Ferrus crée l’établissement de la ferme de Sainte Anne pour remédier à l’inaction il est l’artisan avec Voisin et Falret de la loi de 1838 qui crée les asiles dans chaque département pour "venir au secours des aliénés et les porter à la dignité des malades". A Bicêtre il organise des cours

Félix Voisin 1833 participe à l’ouverture d’une école rue de Sèvres,

En 1831 Falret ouvre une classe avec 80 idiots.

 

John Bost pasteur, va ouvrir une immense institution à La Force près de Sainte Foy la Grande: "L’asile se remplissait de fillettes aux handicaps multiples. On voyait dans son jardin une idiote poussant la voiture d’une paralytique. Chaque infirme trouvait toujours une plus atteinte à aider ou protéger....J. Bost avait du accueillir de triste épaves masculines qui venaient d’être refoulés de toutes parts. Grâce au contact avec les plantes et les animaux dans un cadre attrayant avec une nourriture saine et un personnel nombreux (1860) ces filles leur santé améliorée leur sensibilité sollicitée dans une ambiance paisible prenaient peu à peu une apparence plus humaine"

 

L. Delasiauve qui exerce à Bicêtre, préconise une action pédagogique soutenue et individualisée, dispensée avec douceur et l’affection.

Quelques établissement en Europe ne se montrent pas en retard, ainsi qu’aux Etats Unis.

On y fait des exercices de souplesse et d’imitation , on stimule le goût des enfants et leur bonne opinion d’eux même, l’art de s’habiller, d’avoir soins de sa personne. Certains tiennent à une bonne ambiance familiale. D’autre paraissent des grandes casernes comme les salles d’asile.

La Hollande a tenu à conserver l’enfant dans la famille

 Désiré Bourneville

 

Naît à Garancière dans l’Eure en 1840 et meurt à Paris en 1909Va provoquer une évolution remarquable dans la connaissance des idiots. Va institutionnaliser  l’action médico-pédagogique.

Interne des hôpitaux en 1865, élève de Delasiauve à Bicêtre et Charcot à la Salpêtrière.  Il travaille avec Vallée directeur d’une institution destinée aux enfants idiots.

Il fonde une revue: “Le Progrès médical” où paraissent non seulement certaines des leçons célèbre de Charcot mais aussi des questions sociales, religieuses  et politiques.

C’est la grande époque de “la foi dans la science”.

 Il fera des photos des hôpitaux.

Va à Amiens pour lutter contre un épidémie de choléra, participera à la guerre de 70 et la protection des fédérés pendant la Commune.

Il exercera une médecine populaire toute sa vie rue des Écoles.

Il est élu député en 1883. Anticlérical, républicain, il est pour l’instruction laïque et gratuite. Il est aussi franc maçon. Pour la réforme des hôpitaux, est contre les religieuses qui sont dans les hôpitaux. Par ailleurs va défendre les infirmières et leurs conditions de vie et lutte pour leur formation professionnelle.

Il va faire un manuel pratique. Pareil pour les internes pour qui il demandera des conditions de travail  convenables.

 Il crée la Protection Maternelle et Infantile (PMI)  à une époque où l’enseignement de l’obstétrique est pratiquement inexistant.

Participe aux oeuvres d’hygiène publique.

Fait un travail clinique sur l’hystérie et l’épilepsie a une activité de pionnier en ce qui concerne la démarche  médico-pédagogique et l’assistance des enfants déficients mentaux et épileptiques hospitalisés.

Il crée un service à la Salpetrière où on emploie la méthode de Seguin.

 

La création des classes spéciales et des établissements:

Il s’agit de faire sortir les enfants des asiles.

Bourneville propose l’ouverture de services spéciaux pour l’éducation des idiots car ils sont mêlés aux autres. Il y a beaucoup d’épileptiques et on en a peur.

On ouvre donc des établissements de 250 à 300 lits avec un instituteur et un médecin.

Il va proposer surtout la création de classes spéciales où l’institutrice aurait suivi aussi des études d’infirmière et dans les asiles-écoles on mettrait des infirmières institutrices et on s’y inspirerait des méthodes de Seguin et Itard.

Il est soutenu par Baguer directeur de l’institut des sourd muets. La demande part du fait que tous les enfants handicapés doivent recevoir une éducation. Ils ne doivent pas être en dehors des lois scolaires. Autre demande: les maîtres qui s’occupent des arriérés doivent avoir les mêmes droits que les instituteurs.

Mais les institutions éducatives dépendent du Ministère de l’intérieur qui sont souvent tenues par des congrégations...

 

De plus à cette époque, les médecins et psychologues Binet  et Simon vont demander la création de classes spéciales non pas pour accueillir les idiots mais faire sortir les enfants difficiles des classes normales et ce sont eux qui vont gagner et c'ainsi que les enfants les handicapés vont rester avec le médical ...  On propose de soigner les débiles légers car ils gênent les classes, à l’imitation de l’Allemagne et de l’Angleterre.

On a l’impression que l’on se renvoie les enfants entre les classes spéciales et les institutions

En 1900 la Ligue de l’enseignement veut créer des classes spéciales pour idiots sous la direction d’un instituteur alors que Bourneville veut que ce soit un médecin

On parle de rentabilité; pour l’idiot profond il ne s’agit que de le garder propre tandis que pour le “dégénéré supérieur” il faut une éducation. C’est ici que se situe un conflit entre Alfred Binet et Simon, et Bourneville. L’enseignement sera pour les perfectibles...Les uns veulent scolariser et l’autre veut éduquer car ils ne doivent pas être une charge contre la société.

En 1907 on demande la création des classes spéciales qui ne s’ouvriront pas. Il faut un personnel spécial.

On aura alors tendance à envoyer les enfants arriérés à la campagne. L’argument est qu’il faut les protéger de la ville, du vice, de la déperdition.

On demande la création d’internats.

Les idiots vont sortir de l’asile pour aller à l’école où ils n’iront pas et donc ils se retrouveront dans des internats.

En 1912 il y a peu de classes spéciales en France.