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institutions accueil petite enfance
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ducation spéciale
Histoire de l'éducation spéciale
Avant le 19°siècle
On a retrouvé sur des tablettes de terre cuite concernant les sciences divinatoires, des informations sur la monstrologie babylonienne qui établissait trois classes: monstre par excès comme l’hydrocéphalie, monstre par défaut par réduction de taille... monstres doubles. Mais ces classification servaient pour prédire l’avenir.
Les Spartiates exposaient leurs nouveau-nés difformes au pied du mont Tégétus. Leur difformité était codifiée et avait un sens, elle représentait la colère des dieux. Cette exposition avait pour but d’apaiser le courroux divin, les humains laissaient le soin aux dieux de décider de la survie de l’enfant. Longtemps cette idée de courroux divin sera attachée à la naissance d’un enfant handicapé. Chez les Grecs, Platon et Aristote déjà envisagent l’élimination des enfants qui naissent mutilés. Cela n’empêche pas qu’on trouve des handicapés sur les marchés… La coutume voulait que dans les famille riches il y ait des esclaves retardés mentaux ou difformes et même plus tard dans certaines cours il y avait l’habitude d’avoir des enfant ou adultes difformes. Etait-ce comme mascotte, pour se protéger des maléfices et influences malveillantes, ou un rappel d’humilité ou pour se dire que l’on est plus beau, pour exalter le contre point de l’intelligence, simple amusement, ou tout à la fois? Hippocrate marque un changement important il affirme clairement par rapport à l’épilepsie:"La maladie dite sacrée n’est pas dans mon opinion, plus divine ou plus sacrée que d’autres maladies, mais possède une cause naturelle et son origine supposée divine est due à l’inexpérience des hommes et à son émerveillement devant un caractère particulier." A Rome, d’après Sénèque il s’agit de séparer des parties saines celles qui peuvent les corrompre. Le sens est différent, ce serait une sorte de défense vis à vis d’une contagion.. La mère d’un enfant difforme faisait l’objet d’un cérémonie de purification.
Le monde Egyptien marque une profonde différence: le corps est le véhicule des âmes. Il semble que les infirmes physique aient eu des fonctions importantes on trouve des représentations de nains, bossus, aveugles. Les handicapés mentaux ne faisaient pas l’objet d’une exclusion.
Le monde chrétien, le pré moyen age et le moyen age:
L’Evangile décrit la compassion de J.C. envers les malades et les infirmes. L’infanticide sera condamné au 4° siècle On encourage les femmes qui désirent abandonner leurs enfants à les laisser à l’église. Charlemagne décrète que les enfants recueillis par les ordres religieux deviendront des serfs. Un système se dessine ils ont ainsi une place. En l’an 1000 à Byzance un centre comprenant 7000 lits destinés à toutes sortes d’handicapés Certains monastères se spécialiseront pour les groupes marginaux et seront à l’origine des hospices. Saint Louis va créer les " 15-20 " pour les aveugles. ( en 1254) Après de nombreuses difficultés qui marquent la fin du 14° siècle, époque où on a mis les cimetière en dehors des villes après famines guerres épidémie, la foi avait souffert le nombre des indigents augmente, des bandes s’organisent. L’homme se détourne de Dieu. C’est l’aube de l’humanisme. L’être humain va prendre un autre sens. L’exclusion s’organise ainsi que la répression et les handicapés sont mis dans le même bain que les malfaiteurs; les mendiants...En effet on les confond avec les mendiants, ils sont chassés et fouettés. Le handicap mental sera identifié au péché pendant des siècles. Saint Thomas d’Aquin vers 1520 va affirmer que: "l’imbécillité n’est pas à être liée au péché". Cela n’empêche pas de les appeler "innocent", c’est pourquoi il y a des contradictions.
Par rapport à un courant de pensée plus large à partir du XVI° siècle les voyages montrent que les hommes civilisés ou sauvages, de couleur différente sont sur un modèle commun. Voir la "Controverse de Valladolid" avec Las Casas. On l’on se demande si les indiens sont des hommes. La référence étant sont-ils à l’image de Dieu? après voir chercher s’ils avaient le sens de l’humour, s’ils aiment leur femme...Plus tard on ira jusque la notion de" bon sauvage" qui sera la base de l’intérêt que l’on portera à l’enfant sauvage: Victor. Montaigne écrira:" Ceux qui nous appelons "montres" ne le sont pas à Dieu, nous appelons contre nature ce qui est contre la coutume". Saint François d’Assise transforme le pauvre en un être sacré. Donc aider les affligés est un signe de religiosité et moralité. Comenius va écrire dans " La grande didactique " un texte sur l’accueil des enfants ayant moins d’intelligence que les autres :
" Quand les esprits sont jeunes, on peut plus facilement
remédier à leurs excès et à leurs déficiences . A l'armée, on mêle les conscrits
et les vétérans, les gringalets et les costauds, les mous et les actifs; tous
vont au combat sous un même chef et sous un même drapeau. De même, il faut, dans
les régiments du savoir, mêler les esprits lents et rapides, les obtus et les
éveillés, les têtus et les dociles; et aussi longtemps qu'ils auront besoin
d'être guidés, ils seront guidés par les mêmes règles et les mêmes exemples. A
la sortie de l'école, chacun poursuivra le chemin du savoir à son rythme.
Prémices de ce qui sera et est encore la base de l’éducation des handicapés.
Le siècle "des lumières" est celui qui va valoriser l’importance du discernement "le penser par sois même" l’aufklaerun des philosophes allemand que Rousseau retransmet bien dans l’Emile quand il présente le résultat de l’éducation qu’il fait. Le sens de la responsabilité personnelle, l’individu, va être très valorisée et va influencer tout le courant de pensée qui va suivre. La personne humaine va trouver une autre place être moins perçue dans un ensemble plus ou moins harmonieux, un cosmos mais comme un être unique qui va se dissocier de plus en plus de l’ensemble. L’origine en est le protestantisme et le piétisme. Tout ceci va non seulement donner plus d’importance à l’éducation mais va influencer la pédagogie. Si nous parlons d’autonomie et de responsabilité aujourd’hui ce n’est pas sans raison. Parallèlement l’économie bourgeoise prend de l’importance dans les mentalités, le sens de l’utile aussi, argument d’ailleurs que l’on trouve dans la pédagogie. A l’individu "montré" succède l’individu à corriger, la charité sera remplacée par la nécessité du travail. L’oisiveté est mal vue. Commence les enfermements. C’est ainsi que le duc de Penthièvre, très croyant, va à la fois bâtir des asiles, fonder des hôpitaux et aussi créer des ateliers. A partir du XVIII° Tous les marginaux vont être mélangés dans les hôpitaux. On y rassemble les handicapés mentaux, les déments, les indigents. Il y vivent dans des conditions inhumaines. On visitait les hospices pour se distraire . -Voir " l’histoire de la folie à l’age classique" de Foucault, qui s’intéresse plus à la maladie mentale , mais comme les idiots étaient avec... Par rapport aux mentalités voici ce que l’on peut lire en 1717: "...les tristes exemples des enfants nés avec des marques des imaginations de leurs mères qu’avaient frappées le spectacle des estropiés ou des malades, doivent faire prendre par les magistrats les précautions convenables."
Les traitements
Déjà ils démontrent que l’on s’est occupé des idiots. Les traitement paraissent barbares mais leur force est contre la folie et non le fou. L’ensemble des soins étaient vigoureux et aussi on prenait pas de précautions contre la douleur qui avait une vertu rédemptrice. On diversifie et on en rajoute, plus on en fait mieux c’est. La théorie des humeur va être à la base la masturbation sera responsable de nombreux maux dont la folie. On recherche des moyen extraordinaires pour une maladie qui l’est. On soigne le cerveau par des opération ou des chocs dont l’électrochoc. Par exemple il y avait la machine à Centrifuger sorte de meule creuse dans laquelle on installait le malade et le tournait le plus rapidement possible pour "ramener ses pensée vagabondes dans un centre défini Pour les idiots à partir du moment ou on réalise qu’on ne peut pas les guérir on va les laisser tranquilles. Peu à peu va naître l’idée de l’éducation.
Willis en 1672: "En ce qui concerne le traitement de l’imbécillité qu’elle soit d’origine congénitale ou bien acquise. On peut tenter de le soigner et il arrive qu’elle rétrocède. Mais ce traitement doit être l’oeuvre conjuguée d’un médecin et d’un maître d’école pour que l’intelligence des enfants ainsi atteint puisse être redressée et qu’ils soient au moins menés jusqu’à l’usage de la raison dans une certaine mesure, et qu’on les arrache ainsi au nombre des brutes." Ceci nous prépare à la suite où peu à peu l’éducation des handicapés va faire l’objet de nombreuses démarches.
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