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Emmi Pikler
Bibliographie
- Appel G., et David M.,
"Loczy, ou Le maternage insolite", Paris, ed. Scarabée,
1973
- Pikler E.,
"Se mouvoir en liberté dès le premier âge", Paris, PUF, 1976
- Szanto-Féder A.; (sous la direction de) "Loczy: un nouveau paradigme?;
Paris;
le fil rouge P.U.F.,2002
Site
http://www.aipl.org
Très vivant et bien
documenté, ce site relate les activités internationales de l'association.
L'institut Pikler de Budapest y est présenté. Une filmographie et une
bibliographie offrent de bons outils de travail.
Appel pour l'Institut d'Emmi Pikler
-Loczy
http://www.aipl.org/page1-F.html
http://www.synethos.org/VBox/Tobler/Loczy.htm
Séries de
photos faites à l'occasion du centenaire de la naissance d'E. Pikler
Adresses
Association Pikler-Loczy de France, 20 rue de
Dantzig, 75 005, Tel:01 53 68 93 50
Sa biographie
et construction de ses principes de base
Hongroise, E.Pikler est née en 1902. Elle a fait ses études à Vienne dans les années 1920 chez
le Dr Pirquet, pédiatre. Elle y a tout particulièrement apprécié la prise en
compte, dans la prévention des maladies, d'un environnement harmonieux dans le
mode de vie des enfants.
Déjà une règle interdisait de donner au nourrisson malade une cuillère de plus
que ce qu'il acceptait. Il y avait des coins 'jeux" dans les services.
L'habillement permettait aux enfants de bouger librement. On les protégeait du
froid, non pas avec des couvertures mais des sacs de couchage. On faisait
attention à ce que l'enfant ne pleure pas pendant les examens.
De plus E. Pikler note qu'il y a moins d'accidents dans les quartiers où les
enfants jouent librement, grimpent, exercent leur habileté que dans les
quartiers où on interdit aux enfants de jouer; par prudence. Elle acquiert la
certitude qu'un enfant qui se déplace librement est plus prudent, qu’il apprend
à tomber sans risque, tandis que l'enfant qui sent que ses gestes sont limités
est maladroit.
Par ailleurs elle notait qu'on encourageait plus l'enfant en fonction des
acquisitions qu'il est censé faire à tel ou tel âge, qu'en fonction de son
propre rythme. Elle pressent que le nourrisson n'a aucun besoin de
l'intervention de l'adulte pour évoluer dans son développement et qu’on ne doit
jamais mettre l'enfant dans une posture qu'il ne peut atteindre ou abandonner
seul.
Donc l'adulte est là pour mettre l'enfant dans un environnement où il peut agir
au maximum seul. Que tout en se sentant entouré de soins affectueux il ait envie
d'essayer le maximum d'activités, seul. Ceci n’est pas sans rappeler les
conseils de M.Montessori que ce soit ce qui concerne l’intrusion de l’adulte
dans une démarche de l’enfant ou son attitude quant à la création d’un
environnement où il pourra agir en toute autonomie.
Si l'enfant suit son propre rythme, fait le processus par lui même de ses
expériences il est capable de faire toute son évolution motrice.
E. Pikler va travailler avec les familles, les aidant à mettre l'enfant dans une
atmosphère tranquille et harmonieuse, sécurisante, définie par les appétits de
l'enfant et faisant le minimum d'interventions.
Au cours du repas les parents tentent de ne pas presser l'enfant, de prendre en
considération ses besoins ses manifestations, ses refus, ses désirs. Elle écrit:
" Nourrissons paisibles, mères satisfaites".
L'enfant peut manifester sa puissance sur son environnement sans rentrer dans un
rapport de force avec son entourage. Il sait être seul et satisfait. Il ne se
sent pas considéré comme un jouet. On a observé plus tard que les enfants élevés
de cette manière ont su la retransmettre à leurs propres enfants.
1946: E. Pikler organise la pouponnière de la rue Loczy, à Budapest. Son
objectif est de prouver que ce qu'elle a pu faire dans les familles est possible
en institution. La plupart des enfants accueillis étaient des enfants de petits
poids, dont la maman était décédée ou malade ou des cas sociaux.
Le personnel en place n'est pas prêt, plus intéressé à compter les pièces du
linge qu'à s'occuper des enfants. Les moyens sont pauvres. Elle engage des
jeunes filles qui aiment les enfants, leur enseigne les soins à sa manière,
c’est à dire en prenant son temps et en donnant attention aux enfants, avec
tendresse pour être attentif à ce qu'il ressent et le mettre dans une situation
où il sera vraiment actif, si petit soit-il. Elle leur demande d'avertir
l'enfant de ce qu'elles vont faire et de le laisser participer. Elles apprennent
à laisser les enfants dans des positions qu'ils peuvent modifier eux-mêmes.
Elles savent qu'elles n'abandonnent pas l'enfant si elles ne font pas à sa
place, que partager avec eux la joie de faire seul est important pour eux.
Elles sont responsables de plusieurs enfants à la fois, mais ne se pressent pas
quand elles sont avec l'un d'eux puisque ceux qui attendent leur tour savent
s'occuper seul.
E. Pikler édite une monographie des mouvements et de nombreuses publication,
films, photos, diapos.
Elle est
décédée en 1984.
L’institut Loczy
En 1964 L’institut Loczy devient "l'Institut des méthodes
pédagogiques pour les soins des nourrissons et des petits enfants"
L'équipe d'E. Pikler publie un manuel de la formation des nurses, organise des
cours de perfectionnement pour les médecins pédiatres.
En 1970 Loczy devient un institut national.
L'OMS a fait une enquête sur le devenir des enfants qui avaient bénéficié de
cette méthode. Elle a été positive.
On a pu y prolonger l'âge des enfants et le mener jusque 6 ans au lieu de 3.
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Ses idées principales
Sont basées sur la valeur de l'activité autonome ainsi que sur l’importance de
rapports stables enfants adultes.
"L'objectif de notre travail éducatif est d'aider les enfants à se forger une
personnalité saine et équilibrée qui leur permettra d'établir avec le monde des
relations chaleureuses et ouvertes et de s'intégrer dans la famille qui
continuera à les élever. Nous voulons qu'ils deviennent eux même des individus
murs du point de vue affectif, social et moral, aptes à lutter avec persévérance
pour les objectifs qu'ils se sont fixés, qu'ils soient capables de réfléchir de
façon indépendante, qu'ils sachent vouloir et décider dans leur sphère propre,
comme des personnes responsables mais qu'ils puissent, en même temps, s'adapter
aux intérêts des autres et aux exigences réelles et compréhensibles de la
société." comment ne pas penser à
J. J. Rousseau?
Il s'agit de considérer l'enfant comme quelqu'un qui peut influencer les
événements, qui établit des relations, comme un vrai partenaire, en tenant
compte de ses besoins.
L'activité libre contient en germe les conditions nécessaires au processus
d'apprentissage. Pour cela la première chose est une relation de confiance
entre
l'enfant et l'adulte.
L'intervention de l'adulte doit être réfléchie car elle peut être est une
atteinte à l'indépendance de l'enfant et ainsi augmente sa dépendance.
(à compléter)
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Introduction
aux pédagogues
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