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Célestin Freinet

 

 

 

 

Bibliographie

 

- Collectif; "La pédagogie Freinet", Erès

- Freinet. C.;  Ed. : Le Seuil; Genre : nouvelles; Date de Parution : 30/09/1992; 736 pages

- Freinet. C.; "Essai de psychologie sensible t1"; ed : Delachaux et Niestlé; genre : psychologie; 13/05/1993

- Freinet. C.; la méthode naturelle t2; Editeur(s) ; Delachaux et Niestlé; Genre : santé - vie familiale – enfants; 03/07/1996;

- Freinet. C.; "les dits de Matthieu" ed. Delachaux et Niestlé, 1978

- Freinet. C.; "L'éducation du travail";  ed. Delachaux et Niestlé, 1946; 1969

- Freinet. C.; "Pour l'école du peuple"; Maspero;

- Freinet. C.; "L'école moderne française, guide pratique pour l'organisation matérielle, technique et pédagogique de l'Ecole Populaire"; éditions Ophrys; Gap

- Freinet E.; "L'école Freinet, réserve d'enfants"; Maspero; 1979

- Freinet E.; "La naissance d'une pédagogie populaire"; Maspero; 1974

- Giroit A. et  Poslaniec Ch.; "Une journée à l’école Freinet"  , ed. Retz du Centre de la promotion de la lecture ;

 - Houssaye J.; sous la direction de "Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui" Armand Colin; 1994; pages 212 à 226

- Lobrot M; "La pédagogie institutionnelle"

- Meirieu Ph.; "Célestin Freinet , comment susciter le désir d'apprendre?"; PEMF :Editeur(s) : Publications de l'Ecole Moderne Française; 200148 pages
- Peyronie H.; "Freinet 70 ans après"; Presses Universitaires de Caen- sciences sociales

- Piaton G.; "La pensée pédagogique de Célestin Freinet";Toulouse; Privat;1974

 

alapage.com   

 

Biographie

 

Célestin Freinet est né en 1896 dans les Alpes maritimes et mort à Vence  en 1966.

Il passe son enfance à la campagne et gardera des traces de cette période en donnant de l’importance à la société traditionnelle et à certaines valeurs transmise. On retrouve cet intérêt dans "Les dits de Mathieu" où il fait parler un berger qui partage ses réflexions...entre la poésie et le bon sens...Paysan, philosophe, poète, Freinet va lutter de toutes ses forces pour l'éducation.

Comme certains pédagogues, il n’aime pas l’école mais il est le premier.

Va à l’école Normale de Nice.

Il est très éprouvé par  la guerre de 1914, d'où il reviendra blessé.

Il est nommé instituteur en 1920 à Bar sur Loup, il y a des difficultés à cause de l'atmosphère qui règne dans l'école. Mais il est en recherche par rapport à la pédagogie. Prépare l’inspection, découvre Ferrière et d'autres pédagogues comme M.Montessori, O. Decroly, R. Cousinet...

Visite les écoles anarchiques en Allemagne, mais n’est pas intéressé.

En 1923 il va en Suisse au 2° Congré de la Ligue Internationale de l’Education Nouvelle. Il y rencontre Claparède, Ferrière, Bovet,  Coué, mais il est déçu par le fossé entre ce qui s’y dit et les possibilités réelles d’un instituteur.

Etant instituteur il emmène les enfants dans la campagne faire des observations. Organise des enquêtes, crée une coopérative de vente des produits locaux. S’intéresse à la vie économique de sa région.

Organise une correspondance avec une autre école, envoie un journal fait avec son imprimerie qu'il a faite dans sa classe avec les élèves. Il ne va jamais hésiter à introduire la vie et aussi les nouvelles techniques, à l'école.

En 1924 il introduit le cinéma,  le travail de groupe, se sert de l’environnement rural pour faire faire des observations qui seront le point de départ d'apprentissages.

Il édite: "L’imprimerie à école", "La gerbe", la "Co-revue des enfants", "Les enfantines".

Congré à Tours de "L’imprimerie à l’école", il crée une cinémathèque coopérative

Publie des manuels scolaires

En 1929: Création du fichier scolaire, qui est une très riche documentation pour les élèves qui désirent apprendre sur un sujet particulier. Il doit s’affirmer devant les éditeurs classiques

Il tient son 3° Congré

Est ignoré par l’Education Nationale.

En 1930 des centaines de journaux scolaires circulent

En 1935 il ouvre une école à lui, il a trop de difficultés avec l'Education Nationale.

Crée une organisation très militante: le "Front de l’enfance" qui cherche à rassembler ceux qui sont au delà de la politique ou de la religion, intéressés par l’enfant mais ce mouvement sera rejeté par tous...

Il écrit des articles dans la revue d’Henri Barbusse: "Clarté". Un ensemble d’instituteurs s’y intéressent, ainsi que d’autres pays d’Europe.

"L’imprimerie à l’école" s’ouvre à d’autres sujets (comme les soins)

Il créé d’autres outils pédagogiques:

-fiches mathématiques

-Un dictionnaire

-Clarification de l’étude grammaticale

-Séries de notes sur le dessin.

"L’imprimerie à l’école devient" l’éducateur prolétarien"

En 1933, une cabale est montée contre lui à St Paul, on ne supporte pas ses initiatives pédagogiques, alors que sa notoriété dépasse les frontières. En 1935 il ouvre sa propre école à Vence.

En 1936 prend part à la constitution du Front de l’enfance plus ou moins soutenu par le groupe français de L’Education Nouvelle.

Il démissionne en 1939 de la Fonction Publique.

Son organisme, la Coopérative de l'Enseignement Laïc : "CEL" subit des variations, a des problèmes avec les politiques et les syndicats. Est démantelé pendant la guerre de 1939. Freinet est fait prisonnier, il écrit: "Conseil aux parents", "Essai de psychologie sensible adapté à l’éducation" "L’école moderne française".

En 1945 remonte la "CEL" et en 1947 rouvre son école

Transforme la CEL en Institut coopératif de l’Ecole moderne., il fait faillite et hypothèque sa maison pour la conserver.

De 1945 à 1952 continue à éditer de brochures d’éducation nouvelle, des fascicules à la Bibliothèque de l’école moderne

-1960 fait des dossiers pédagogiques

-1965: 20° congrès  de l’Ecole Moderne à Brest

Il meurt le 8 Octobre 1966.

Toute sa vie Freinet s'est réellement battu pour sa recherche pédagogique confrontée à un milieu qui ne le comprenait pas et où il était considéré comme gênant. Par contre il a rencontré de l'intérêt de la part de nombreux instituteurs.

Ses idées pédagogiques

Marqué par une philosophie et l’idéologie communiste, contre le capitalisme, désire préparer les jeunes travailleurs. Les termes "populaires, travail, prolétaires" font partie de son vocabulaire habituel. Il est, pour d’autres raisons que M. Montessori, méfiant vis à vis du jeu, il préfère le mot travail, sauf pour les tout petits.

Mais il est éducateur avant tout, instituteur praticien, poète, réaliste. "Nous sommes des pédagogues et non des politiciens".

Il part des motivations profondes de l’enfant, fait une analyse de la façon dont il s’engage dans un processus d’apprentissage et ensuite crée des situations où chacun retrouvera des motivations. Pour lui il faut que l’enfant voit l’utilité de travailler.

- Primordialité de la nature et du dynamisme vital que l’on retrouve dans les "Dits de Matthieu" qui est un recueil d’idées de bon sens qui s’inspirent de la Tradition et la façon d’élever les animaux.

N’est pas contre la religion, dans la mesure où elle ne se pratique pas par soumission; "c’est une vie conforme aux prescriptions des grands sages qui on été les sommets splendides de l’humanité". Est intéressé par les écrits de Theillard de Chardin.

Très observateur des enfants par rapport à leur mode d’acquisition.

Vient après d’autres pédagogues mais va avoir du succès.

Tous comptes fait est très proches des idées de Decroly qu’il critiques, ainsi que Montessori, Dewey

Admire A. Ferrière et Pestalozzi

S’élève contre les applications rigides et scolastiques

Critique la Russie qui fait d’apparentes innovations (à part Makarenko)

Intéressé par la non directivité de Carl Rogers.

On retrouve chez lui la personnalité de la plupart des pédagogues: innovateur, futuriste, personnel

dans son temps et hors de son temps

son imprimerie est dépassée par l’informatique en même temps qu’elle lui donne une autre dimension.

Sa pédagogie est basée sur: créativité, esprit d’initiative, coopération entre enfants...

Est-il périmé?

 

Sa méthode

Il fait beaucoup de matériel pédagogique: fichiers, imprimerie, films...

Responsabilité individuelle et collective, coopération, entraide

Actualité comme support d’enseignement

Apprentissage d’utilisation d’outils

Une journée dans une classe...

Amorce de la journée par un entretien où le enfants apportent quelque chose au groupe, on fait des récits, on pose des questions, on apporte des documents, des objets.

On organise l’emploi du temps, on s’adapte suivant les évènements, on fait évoluer les activités.

Les matières sont:

le français, les maths, l’éveil scientifique et artistique, les activités physiques, l’histoire et la géographie.

Les moyens pédagogiques:

L’imprimerie

Le fichier scolaire coopératif, du cours élémentaire au cours moyen2, fait par des instituteurs:

le calcul autocorrectif sont les 4 opérations graduées

Expérience à partir de l’artisanat

La bibliothèques de travail

Bandes enseignante.

Sur le plan individuel:

Plan de travail, projet et réalisation

Ateliers: maçonnerie, cuisine, jardinage, lingerie, buanderie, élevage, mécanique.

Organisation coopérative de la classe avec des tâches à accomplir, l’évaluation. Le maître est là, on se réunit le matin, on voit comment aider les plus faibles., on prend des décisions. On régule la prise de parole.

Le samedi on prépare la semaine suivante.

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à suivre...