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Historique des jeux ou jouets 1
La
poupée
Objet complexe parce qu'il représente l'être humain, il est à la limite
entre le jouet et d'autres fonctions. Existe depuis toujours, depuis au
moins...
l'antiquité
en Egypte, en Grèce, à Rome, où ce sont des figurines en
terre cuite, en bois, en os, en cire, en ivoire, en jade. Dés le Ve
siècle av. J.C. on trouve des figurines mobiles, les bras et les jambes sont
mobiles, l'articulation des membres est un critère de l'adaptation à
l'activité ludique.
Les articulations se font aux
bras, mais aussi aux genoux. Elle est très répandue et son commerce va dans
tout le bassin méditerranéen grâce aux marchands de céramique.
En Grèce,
pour la fabrication il y a l'artisan du village qui utilise des chutes de
bois ou de terre pour fabriquer des poupées et pour la fabrication en séries
ce sont ceux qui habituellement fabriquent des poupées votives et acceptent
de fabriquer des poupées pour jouer si on leur demande en grande quantité.
Elles ont 20 à 25 cm de hauteur.
Elles représentent une petite fille mais aussi des personnages de la rue:
des danseurs, des comédiens, des soldats. Elles sont faites avec des moules.
On les retrouve dans les tombeaux des enfants (voir au musée du Louvre
dans le département gréco-latin)
La poupée est entre la réduction de l'image humaine, la statuette qui a
un coté magique et le jouet. Ce sont des jouets, mais elles ont peut-être
aussi une valeur religieuse. Elles servent au culte domestique, funéraires
comme ex voto d'un pèlerinage. C'est aussi l'instrument du sorcier.
A Rome,
au berceau, les jouets de l'enfant sont consacrés à Bacchus et
dans la tombe aux dieux infernaux.
Elles sont aussi en ivoire, en os, en bois dur.
Au moment du mariage la vierge vouait sa poupée à Vénus. Quand elle a un
enfant elle va suspendre au temple une image du nourrisson !
Pour
le Moyen age
on a guère de renseignements.
Certaines poupées du XIIIe siècle ont subsisté jusqu'à nous (A
Strasbourg)
Ce sont des figurines de terre cuite: dames et cavaliers. Elles sont
moulées en un seul bloc et ont une belle expression.
Au
XVIe siècle
apparaissent les premières poupées
fabriquées par les artisans pour les enfants de l'aristocratie. Elles sont
faites en bois et en chiffon.
Vers la fin du siècle " la poupée mannequin" dont le but est de
promouvoir la mode française à l'étranger est crée. C'est un objet de
retransmission de la mode, d'ornementation aussi bien qu'un objet enfantin.
C'est plus le double de la petite fille qu'un poupon. Nuremberg et Hambourg
sont connus pour leurs poupées en bois de buis. Ce sont des centres
importants de fabrication de poupées.
A Paris, on fait de belles poupées, bien habillées, coquettes par les
bimbelotiers, les premiers "fabricants de poupées".
En 1571 la duchesse de Bavière en commande plusieurs. On fabrique aussi
des poupées à 1 frs. En 1540 un document mentionne des poupées fabriquées
avec un mélange de terre, de papier et de plâtre.
Poupée en bois, environ
1735 Angleterre
Au XVIIe et XVIIIe
siècle
apparaissent des poupées
plus raffinées, aux yeux de verre, avec les membres en peau, les cheveux
peints. Les matériaux se diversifient : cire, papier mâché, cire moulée sur
papier mâché. Cela permet d'obtenir des poupées meilleur marché.
1696 on en commande pour la reine d'Espagne. Ce sont des ambassadrices de
mode, envoyées pour les enfants mais dont les mères vont se servir.
Au XVIIIe siècle les poupées de cire sont fabriquées pour les
enfants riches, de plus en plus fragiles et luxueuses.
Les productions sont de deux familles italiennes émigrées à Londres:
Pieroti et Motanari. Elles font la concurrence à la France.
en 1700 à Nuremberg les fabricants
de poupées sont soumis à des règles de fabrication très strictes. Ces
poupées étaient fabriquées en carton pierre sorte de papier mâché.
Les modistes, les couturières,
les coiffeurs en font des poupées mannequins. Elles diffusent la mode
parisienne.
C’est au
XIXe siècle
que la fabrication
va passer des artisans
à une véritable industrie spécialisée.
La poupée possède un corps raide en bois gainé de peau, les membres sont
en tissu ou en peau bourrée de sciure de bois. La tête est en papier mâché
avec des yeux de verre et les cheveux peints. Elle est de plus en plus
réaliste, son cou pivote.
En 1824 la poupée parle grâce à un soufflet actionné par les
mouvements des bras, elle est fabriquée par Maêtzel.
En 1826 elle a des yeux de verre soufflé avec des paupières mobiles, mues
par des fils et ensuite des contre poids. Elle marche, mais c'est
toujours une poupée qui parle, on peut la coiffer, mais on ne peut pas
vraiment jouer avec c’est la poupée de Cosette.
En 1850 le corps est moulé en caoutchouc. La tête en papier mâché fait
place à celle en cire (Angleterre) et en porcelaine (Allemagne)
En 1852 un fabriquant : E. Jumeau (1845-1899) lui fait tourner la
tête sur le coté.
Jusqu'à la fin du siècle la poupée ressemble à un adulte en réduction.

Un autre fabriquant : J. N. Steiner.
En 1876 la poupée nage. En 1893 elle chante.
En 1881 création des premiers poupons qu'on appellera les
"poupées de
caractère". Cela correspond au moment où les bébés vont moins aller chez les
nourrices
En 1883 E. Jumeau lance le bébé tout en peau.
La S. F. B. J. : la société française de fabrication de bébé et jouets est
créée et durera entre 1899 et 1925. Il st en effet nécessaire que
différentes maisons fusionnent. Le contrat fut signé par les fabricants
Fleischmann et Bloedel, Jumeau, Genty et d'autres fabricant français. Les
têtes en porcelaine ne furent plus fabriquées en France et ce jusqu'en 1914.
Fleischmann, le directeur persuada le conseil d'administration qu'il était
plus rentable de déplacer la production en Thuringe. Les moules furent
transférés et, jusqu'à la première guerre mondiale, les têtes de poupées
françaises furent fabriquées dans leur moule originaux en Thuringe. La
marque française fut évidemment apposée à la base de la tête.
En 1885 Armand Marseille achète
une fabrique de jouets et se spécialise dans les têtes en biscuit. Il va
employer 550 personnes.
La production de têtes de
porcelaine fut très importante en Thuringe jusqu'en 1950 où on décida
de ne plus fabriquer de jouets pouvant blesser les enfants.
En 1905 "La semaine de Suzette" crée la poupée Bleuette
-La tête de nouveau-né va apparaître vers 1914 on fait des bébés
négroïdes.
Pour la seule année 1921, 6
millions de poupées furent produites, parmi lesquelles les célèbres marques
de Bébé jumeau, Bébé Bru, et Bébé Eden.
A la fin du XIXe siècle apparaît une nouvelle matière : le
celluloïd. En 1930 de nouvelles poupées en celluloïd sont fabriquées, leur
forme s'achemine de plus en plus vers le baigneur, cela correspond au moment
où les femmes se font couper les cheveux donc moins de peignes, les
fabricants de celluloïd vont se lancer d'autant plus vers la fabrication des
baigneurs.
Au moment où l'hygiène prend de l'importance, on apprend à laver les
"baigneurs", mais on continue avec le chiffon, le caoutchouc, le carton
bouilli.
Au
XX° siècle
on utilise les matières plastiques, (le celluloïd a été
supprimé en 1979, entre autre parce que c'était inflammable), l'électronique
sert à les faire parler, les microprocesseurs sont source de comportements divers.
L'alternative entre la poupée adulte et enfant subsiste.
La poupée mannequin lancée entre 1956 et 1959 par les Américains,
"Barbie" est née avec la mixité, ce n'est pas une poupée de maternage, mais
d'identification. (un peu comme avant, les poupées qui représentaient des
adultes).
Berchet 1982 s'inspire du bébé de 8 mois. Le bébé sexué apparaît en 1964
et la poupée en train d'accoucher 1973.

Les jeux de hasard
Ont une origine sacrée.
L'ancêtre le plus caractéristique est I’augure qui dans l'antiquité
romaine interroge les dieux.
Le devin tirait des présages du chant et du vol des oiseaux, de l'appétit
du poulet sacré, des éclairs de la foudre, de l'état du ciel.
Les osselets
Se jouent à deux. On lance en l'air les osselets et on attrape. Chaque
tour donne lieu à des combinaisons portant des noms et des points.
Seraient les ancêtres du dé. Ils remontent dans la nuit des temps, sont
connus de tous les peuples.
C'était soit des jeux d'adresse, soit un jeu de hasard et de divination.
Pour les Grecs c'est un attribut de la jeunesse. Dans le groupe
des trois grâces celle du milieu tient des osselets. Ils étaient réservés
aux femmes mais les jeunes grecs s'y divertissent.
Ils sont mentionnés dans "L'Iliade" d'Homère.
Ce jeu portait le nom d'astragalisme. "Astragae" désigne la forme
contournée de ces petits os qui proviennent de la patte arrière d'un animal,
mouton ou autre, c'est à dire un animal à sabot.
Aujourd'hui Ils sont en plastique.
On en retrouve dans les ruines d'Herculanum (Italie ancienne
ensevelie sous les cendres du Vésuve)
Il y a soit 8 osselets, soit 5 osselets. Le jeu comprend une grande
variété d'exercice.
Pour le jeu de hasard il y a 4 osselets marqués de points sur les 4 faces
1 un peu comme les dés on les jette en l'air et on compte,
On peut aller jusqu'à 9, chacun des 4 cotés est doté d'un numéro et d'un
nom.
On distribue aux enfants des osselets en récompense.
C'est un jeu cher aux dieux et aux joueurs. Les artistes y trouvent un
contraste opposant la grâce insouciante des enfants et une destinée tragique
inéluctable.
A u moyen age les osselets seraient désignés sous le nom de bibelot.
Au XVllle siècle, Chardin peint une jeune fille assise sur une
table où on distingue 4 osselets.
Au XIX ième siècle on peint deux enfants qui se querellent au sujet de ce
jeu.
C'est un jeu qui réapparaît fugitivement.
Souvenirs d'un lecteur du
site: "au Maroc avec mes
cousines, chacune des faces de l'osselets avait un nom qui se rapportait
à sa forme, donc facile à retenir, c'était: CREUX, DOS, PLAT, ESSE... Voila,
juste une petite précision quant à ce jeux, et beaucoup de souvenirs d'un
seul coup. Yves Calluaud"
merci pour son message!
Un site sur les osselets
http://www.momes.net/jeux/pij/osselets.html
Les dés
De nombreux peuples rangent les jeux de dés au nombre des pratiques
religieuses.
En Inde l'univers est imaginé comme un jeu de dés entre Siva et son
épouse.
Les dieux jouent aux dés dans la mythologie germanique. Attribués par
Platon au dieu égyptien Thot ou Troth dieu de la nuit, qui en jouant avec la
lune aurait gagné les 5 jours complémentaires de l'année, ce qui permet à
Nut d'avoir 5 enfants : Isis, Osiris, Horus, Set, Nephis, ceci 3000 ans
avant notre ère.
Socrate pense que c'est le
symbole de l'immortalité.
C'est un jeu en sois mais aussi participe à d'autres jeux. Précédés par
de grossiers morceaux de bois, de coquilles ou d'os.
En Asie mineure, on s'en sert pour faire avancer des pièces de jeu, c'est
l'invention du Tric Trac appelé ainsi à cause du bruit qu'il fait. On
découvre le Tric Trac chez les Chinois, les Indous, les Aztèques, les
Celtes, les Saxons.
Existent en 3000 ans en Mésopotamie, avant Rome. On les agite dans un
cornet avant de les jeter.
On jouait souvent au tric trac l'enjeu d'une vraie bataille qui se
déroulait parallèlement.
Les romains importent "la passe à dix", en Gaule avec trois dés,
C'est un jeu
d'origine sarrasine.
Ce sont les croisés de Saint
Louis qui auraient introduit les dés en France malgré la défense du roi.
Du Guesclin, captif en
Angleterre, y perdit sa fortune;
Henry IV, à Fontainebleau , y
sacrifia lui aussi de fortes mises, au grand émoi de Sully.
On doit à Fragonard une composition intitulée:"la partie de Dés".
La forme
Ce sont déjà des pierres cubiques et plates. Les cubiques ont 6 faces et
quelquefois 14. Les dés grecs et romains sont en ivoire, os, bois, or,
pierres précieuses, marbre, cristal.
Certains orientaux sont pyramidaux.
Ont participé aux sciences mathématiques: Galilée fit des études de
probabilité, aussi au 16 ième siècle : Pascal
Cela va impressionner les pouvoirs comme les gouvernements ou les
religions. Interdiction de jouer de l'argent à Rome. Justinien le
défend.
Différents rois de France vont les interdire comme saint Louis, les pères
de l'Eglise, Charlemagne. Très populaire au moyen age. En 1350 il y a une
ordonnance royale contre les dés: c'est une invention du diable!
C'est intéressant de voir aussi comme le jeu a pu être récupéré. La
loterie fut importée par François 1e car il avait besoin d'argent
pour faire la guerre. Henri IV y joue aussi. Louis XIII essaie de sévir
ainsi que Richelieu, mais toute la cour y joue. Par contre à Versailles on
jouait beaucoup. Louis XIV voulait distraire les nobles.
On ne connaît pas trop l'étymologie du mot, il peut venir du latin "dare",
c'est à dire: jet ter ou de l'arabe: "dadd" c'est à dire " jeu ".

La balle
Au début les balles sont rembourrées de son ou de laine, maintenus dans
une enveloppe de peau.
Dans l'antiquité c'était la sphère, emblème du
globe solaire, symbole de
la vie, éveille une idée de jeunesse, d’amour, de beauté. On la voit à coté
de Vénus par qui nous naissons à la lumière. La balle lancée traverse les
airs est comme I’emblème du soleil dans sa course, la balle qui tombe est un
symbole funèbre. On peut noter qu’elle retombe souvent dans le camp opposé
où les adversaires font tout pour la retenir. (Dans le foot ou le basket).
Eros lance la balle, c’est un voeux de résurrection, un retour à la vie.
On en parle dans l’ "Odyssée " d'Homère.
On passe du sacré à l’esthétique. Par une danse rythmée et des chants au
cours desquelles des jeunes filles lancent la balle vers le ciel: la balle
céleste.
Les Grecs jouent à la balle au bond au mur, où elle rebondit, c’est le
jeu de paume. L"Anacrousia" en est l'ancêtre. Jeu d'adresse et de force qui
est pour la beauté artistique que ce soit au physique et au moral. Il s'agit
dans les mouvements de conserver la grâce, la beauté des lignes malgré les
difficultés du jeu.
On joue à la balle "sur la marque" entre jeunes gens. Il y a 2 camps
égaux, une ligne au milieu avec des éclats de pierre, on y place la balle,
en arrière des deux camps: deux autres lignes, on lance la balle au-dessus
du camp opposé, mais celui-ci tente de la retenir.
Chez les romains il y a au gymnase le sphoeristérium. Galien recommande
le jeu de la balle pour le corps et l'esprit pour la juste proportion des
membres .
A Rome, les enfants jouent dans la rue. La balle est petite rembourrée de
crin ou de duvet, peinte de couleur vive. On y joue aussi au jeu de paume
qui fut un des premiers jeux importés en France.
Rappel: c'est le premier jeu à donner à l'enfant.
En Bretagne au XI X ième siècle, on joue avec un ballon bourré de son
qu'on essaie de s'arracher: la soule. C'est un jeu dangereux.
Le jeu de billes est aussi un jeu très ancien. Il y a aussi les
boules, le billard, le volant, le tennis, le mail, la crosse, le croquet… 
Historique des jeux ou jouets 2
Les cartes à jouer
Les dominos
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