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Biographie
Naît à Genève en 1712 .
Meurt en 1778
Fils d'un horloger, il
perd sa mère à sa naissance. Cette dernière était fille de pasteur.
Son père, qui l'élève, a
tendance à enflammer son imagination. Il lui lit des romans et Plutarque.
D'après « Les confessions », avec son père ils lisent toute la bibliothèque
qu'ils avaient hérité de sa mère.
Son père injustement
accusé, est obligé de fuir Genève. Il confie son fils à un oncle maternel: le
pasteur Lambercier.
Il n'aura pas été à
l'école.
Chez son oncle il va
vivre beaucoup en contact avec la nature, en compagnie d'un de ses cousins.
Accusé d'avoir volé un ruban il est chassé de chez son oncle et il est mis en
apprentissage chez un graveur. Il s'enfuit de Genève à l'age de 16 ans.
En 1731 il est recueilli
par Mme de Warens
Il sera précepteur,
valet, secrétaire d'ambassade à Venise, copiste et surtout homme de lettres. Il
publie des traités de philosophie, de politique, d'éducation, de morale et des
romans.
Musicien, il écrit des
opéras: " Les muses galantes", " Le devin du village" en 1752, il invente une
notation musicale.
Se marie avec Th.
Levasseur qui est une servante d'auberge ne sachant ni lire ni écrire, de qui il
aura 5 enfants qu'il va abandonner.
Voyage dans toute
l'Europe.
Madame d'Epinay va lui
offrir l'hospitalité près de Montmorency. Il va correspondre avec elle, en lui
donnant des conseils pour l'éducation de son fils.
Se brouille avec les
autres auteurs de son temps, Grimm, Diderot, Voltaire…
En 1763 la Suisse va lui
fermer ses portes. Il finit ses jours à Montmorency chez le marquis de Girardin.
Ses principales
publications sont : "La nouvelle Eloïse" en 1761. "Du contrat social" et
"l'Emile ou de l’éducation" en 1762 et "Les confessions" en 1771, "Rousseau juge
Rousseau" en 1776, "Rêveries d'un promeneur solitaire"1778, année de sa mort.
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tombeau
de J.J. Rousseau Ermenonville
Pourquoi écrit-il L'Emile? Beaucoup à cette
époque, (en 1750) sacrifient leurs devoirs de parents à leurs plaisirs. On
enferme les fils dans les collèges et les filles dans les couvents ou on les
confie à des précepteurs.
On peut dire que Rousseau
décrit le précepteur qu'il aurait voulu avoir ou être... Quelques jours après sa
parution le livre est interdit, après avoir eut un grand succès. Il s’exile à
Yverdon. Voltaire parle de "l'enfant le plus mal élevé du monde". Parmi d'autres
raisons entrent en jeu le fait que le parlement veut expulser les jésuites, pour
se monter impartial il en fait autant pour Rousseau. Son livre est signé,
(Voltaire ne signe pas). Mais surtout il remet en cause l'esprit académique et
les préjugés sociaux.
Mais le livre est reconnu
par les femmes qui se mettent à allaiter leurs enfants. On lui demande des
consultations pédagogiques.
Pendant 25 ans il
paraîtra 2 fois plus d'ouvrages sur l'éducation que précédemment.
Pour interpréter
« l’Emile »…
Il apparaît nécessaire
de relativiser à l'époque où le texte a été écrit. En effet de nombreux textes
pédagogiques ont été écrits en réaction à certaines attitudes qui paraissaient
anti éducatives à l’auteur. Il est indispensable pour le comprendre, de se poser
la question : qu'a t-il voulu dire par là ? se libérer d’une lecture trop
obéissante, « à la lettre », savoir interpréter ses exagérations, ses
contradictions et aussi ses répétitions.

"L'Emile ou de
l’éducation" est composé de 5 livres:
Nous allons nous référer régulièrement
à certains contenu qui se trouvent dans : "L'Emile
ou de l'éducation" ; Jean-Jacques ROUSSEAU ; Editions Flammarion, 1966.
Dans l’introduction, après avoir
présenté ce paragraphe où il dit « on ne sonnait point l’enfance… », il déclare
que dans ce livre il ne fait que proposer ses idées,
page 33
-Le premier parle des premières années
de la vie, de l’importance de l’allaitement maternel, des mouvements libres dans
les vêtements, sans contrainte, « il faut libérer l'enfant du maillot »p.
66, 67 et 68.
On élève sans hâte, au
gré de la nature. Il faut aguerrir l'enfant.
Sur la connaissance de
l’enfant, il s’agit surtout de connaître « cet enfant là », ne pas obéir à une
méthode, mais à la nature de l’enfant et surtout son besoin d’éducation.
Page 113.
-Le deuxième concerne
l’enfant de 2 ans jusque 12 ans. L’éducation des sens y est très importante. Il
cherche à les perfectionner avant l'éducation de l'esprit. On retrouve ici
l'influence de Condillac, Comenius, Aristote. La vie en plein air pour avoir une
bonne santé est importante. Le jeu a beaucoup de place. Jusque là « Il
n'apprend rien, pas même les fables » !
Le troisième
livre de 12 à
15 ans. Là l’éducation intellectuelle est utilitaire et pratique, par les leçons
de choses, par la curiosité, on doit donner le goût de la science, l'enfant doit
trouver par lui-même, par des expériences, p. 216, l'histoire du canard
aimanté : p 222.
Il faut voyager pour apprendre la géographie,
mettre les sciences en application. L'Emile apprend la physique, la chimie,
l'astronomie et surtout leur utilité : à quoi ça sert? p. 233. Importance
de l'histoire naturelle; on tient compte de l'enchaînement qui lie les
connaissances les unes aux autres. Partir des besoins naturels de l'enfant pour
donner les leçons: la base des centres
d'intérêts "inventés"
plus tard par O.
Decroly. page 238
A 15 ans l’Emile va
apprendre un métier manuel, la menuiserie pour être près à gagner sa vie.
Le quatrième livre traite
de l’éducation morale et religieuse, éducation du sentiment, on forme le coeur à
la pitié et à la charité
Le seul livre que l’on
donne à lire à l’Emile est "Robinson Crusoé" car il a appris à se débrouiller
avec ingéniosité, à partir de lui-même.
On lui fait découvrir
Dieu dans la nature et la conscience de l'homme pour éviter l'idolâtrie. (dans
"la profession de foi du vicaire savoyard" et aussi l’influence du
piétisme).
On lui fait découvrir
aussi les philosophes, Plutarque, Démosthène, Cicéron.
Le cinquième livre concerne l’éducation de
Sophie fiancée à l'Emile. Elle est élevée par sa famille, connaît Dieu plus tôt,
sort plus tôt dans le monde. Ce qui concerne Sophie est plus traditionnel, elle
fait de la dentelle et la cuisine.
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page
Ses
idées principales:
Il faut connaître
l'enfant. ... (voir
"textes fondateurs" sur l'observation)
Il sépare en différents
chapitres: la formation des sens, de l'intelligence, la raison sensitive et
ensuite intellectuelle. Ensuite vient la formation du cœur : c'est la conscience
morale. Ce découpage est très théorique.
Il s'agit pour l'enfant
de passer de l'état de nature à l'état de culture sans le dénaturer.
La méthode se base sur
l'influence du milieu naturel sur l'homme, le pédagogue sera observateur, il
gère aussi cette interrelation entre l’enfant et son entourage..
La nature ne peut se
conquérir que par l'apprentissage de la nécessité, après quoi l'enfant est
libre, car il a pris l'habitude de se plier à l'exigence des choses et non des
gens.
Il s’agit de respecter la liberté intérieure de l'enfant.
L'éducation doit être joyeuse et l'enfant
doit être heureux puisque son passage de nature à culture est en harmonie avec
sa propre essence.
La liberté et le bonheur
vont de pair.
L'Emile est sans parents, quoique il parle du
profil son père...c’est une des quelques contradictions de l’ouvrage. Il est
seul avec son précepteur, mais pas tout à fait, car ce dernier l'emmène dans
différents endroits où il rencontre d’autres personnes, de plus n’a t-il pas un
gouverneur qui le suit partout car il doit préserver l'enfant des influences
négatives. En effet comme l’enfant est bon donc on ne doit pas le contrarier !
Emile a le temps
d'apprendre et commence les études tard, après avoir déjà appris beaucoup
d'éléments par lui-même jusque l'age de 12 ans. Le précepteur donne des conseils
timides. Il respecte les initiatives de son élève mais ne lui enseigne pas
d'histoire, de langues ou de littérature. Ce qui est le plus important est
l'expérience où l'autorité humaine n'a pas à intervenir, c'est la nature
qui se charge de l'enseignement. Il grandit au grand air, s'aguerrit avec le
froid, le vent, il fait une gymnastique naturelle, en liberté. On lui demande
des efforts proportionnés à ses forces
On lui présente une série
d'expériences graduées, son éducation est progressive, on fait appel à sa
réflexion, son initiative.
Il n'apprend sois disant
rien mais apprend à apprendre.
L'intelligence n'assimile que ce qu'elle
découvre par elle-même.
"Tout ce qui profite à l'élève l'excite et l'égaie",
c’est la définition de
l'intérêt.
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A.
Comenius
Texte
fondateur
Méthodes actives
Jardin d'enfants
Pestalozzi
E.
Pikler
Le 18°
siècle
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