-Naissance du jeu: D'après Huizinga, le jeu serait né de l'interrogation
des forces supérieures, que l'homme faisait pour sa survie.
De l'attente, devant le piège pour un animal, est né le concept du
hasard. Il y a tension et interrogation. Que va faire l’homme? C’est ici
que serait né le jeu de dé qui est la plus ancienne démarche interrogatrice
des dieux. Le dé étant initialement un os de cheville de mouton: l'osselet.
Par ailleurs l’homme élabore une relation avec le temps, le cosmos,
qui décide de la pluie ou du soleil, permettant ou pas de faire la récolte.
En effet les hommes auraient joué la nature, son ordre en s'adressant à une
force surnaturelle pour contraindre les dieux à provoquer ce qu’ils
attendent. On a donc joué le temps, les saisons, le soleil. Il y a eu ici
imitation et identification d'où sont originaires la plupart des fêtes, des
danses, des mimes qui imitent la nature. Les hommes ont exprimé alors
quelque chose d'autre qu'eux même. C’est la naissance des rites sacrés.
C'est une sacralisation du temps.
Ensuite il y eut dissociation entre le sacré et le jeu qui serait à la
base de la plupart des activités culturelles.
On peut faire la comparaison avec l'enfant qui dépasse son angoisse en
jouant une situation. Le jouet aurait fonction de talisman. Il est le
support de la magie, remplace un vide, conjure la peur. (N'avions nous pas
une grande attention pour la palette de notre marelle..)
Donc le jeu serait plus ancien que la culture, il y a dans son
essence un élément immatériel.