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Johann Pestalozzi


 

Biographie

Idées principales


 



Bibliographie
 

- Casmopoulos A. « Relation pédagogique à partir de l’œuvre de Pestalozzi. »
- Houssaye J.; sous la direction de "Quinze pédagogues, leur influence aujourd'hui" Armand Colin; 1994 pages 37 à 50

- Pestalozzi J. ; "Comment Gertrude instruit ses enfants", traduit de l’allemand par E. Darin, introduction de F. Cadet, librairie Delagrave
- Pestalozzi J. ; "Léonard et Gertrude"; ed. La Baconnière, Neuchâtel, 1947

- Piaton G.;« Pestalozzi »; ed. Privat, 1982
- Pinloche A. ; “Pestalozzi”, librairie Alcan
- Pestalozzi J. « Comment Gertrude instruit ses enfants », introduction et notes de Michel Soetard. Ed Castella.
- Ramsauer Johannes; "Dans l'amitié de Pestalozzi"; Ed. Centre de documentation et de recherche Pestalozzi; Yverdon les bains; 1994

- Soetard M. ; « Pestalozzi » PUF ; collection Pédagogues et pédagogie ; 1995
- Soetard M. ; "Johann Heinrich Pestalozzi"; ed. Coeckelberghs, Lucerne; 1987

- Soetard M. ; "Pestalozzi" collection "Les grands suisses" Lucern-Lausanne; R. Coeckelberghs; 1987

- Vaucher J. ; « Pestalozzi, un pédagogue suisse contemporain d’Oberlin », cassette sur une conférence au musée d’Oberlin à Waldenbach, août 1992

 

alapage.com   

Sites

http://pestalozzi.hbi-stuttgart.de/

Site très riche, joliment illustré. Contient une biographie avec les moments importants, ses idées principales, une riche bibliographie. Site presque exclusivement en allemand. les illustrations sont intéressante et belles!

 

http://www.centrepestalozzi.ch

On y trouve les dernière parutions sur Pestalozzi, les derniers documents , les C.D., les vidéos, le contenu de la bibliothèque et différents tarifs pour se procurer des ouvrages ou articles. Ce centre édite des  bulletins  sur Pestalozzi et sa pensée. Travail inédit!  Bien documenté.

 

http://www.meirieu.com/Pestalozzi.htm

plusieurs pages très intéressantes sur le pédagogue

Biographie
 

Il naît à Zurich en 1746. D'origine italienne il est citoyen suisse. Son père est médecin chirurgien, son grand-père pasteur. Il accompagnera ce dernier dans ses tournées au cours desquelles il sera impressionné par la misère du peuple. Orphelin de père à 5 ans il sera gardé par sa mère et une servante de famille. "Enfant de femme et de mère "dira t-il. Il a un caractère plutôt introverti et une grande sensibilité.
Etudie le droit et l'agriculture.

Il deviendra "patriote" sorte de société secrète, ce qui l'amènera à faire un peu de prison.
Il connaîtra le milieu des frères moraves.
Il parle de l'éducation des tout petits ainsi que celle des mères.
Il pense que l'agriculture peut sauver le peuple, mais il croit aussi au développement industriel.
En 1769 il a 23 ans, se marie. Après avoir acheté une ferme, il va créer une maison pour enfants pauvres à Neuhof, après avoir fait une souscription. On y fait du filage, du tissage et en même temps l'apprentissage scolaire. Il désire que les élèves vivent de leurs travaux. Il gère tout, écoule à la ville les produits finis. A des difficultés de gestion et aussi avec les fermiers qui voient un concurrent et les parents qui désirent récupérer leurs enfants parce qu'ils rapportent de l’argent puisqu’ils ont une compétence. Il doit fermer et vendre des terres en 1773.

A cette époque existait déjà la démarche qui consistait à faire des apprentissages par le travail mais dans la réalité la dimension éducative était plutôt laissée de coté.
Entre 1781 et 1787 Pestalozzi publie: "Léonard et Gertrude", en trois parties, c'est l'histoire d'un ménage qui élève ses enfants à la campagne, où ils sont confrontés à la réalité de la vie campagnarde de cette époque. Pestalozzi y expose surtout ses idées sociales et éducatives. Ses livres ont un très grand succès, ils sont traduits en plusieurs langues.

1783 il s'affilie aux "illuminés" sorte de société secrète.
Découvre J. J. Rousseau. Il sera disciple de Basedow qui est lui-même impressionné par les idées de Comenius et celles de J. J. Rousseau.

En 1793 il rencontre le philosophe Fichte (1762-1814) avec qui il se pose des questions sur la révolution française. Ce philosophe reprendra ce que Pestalozzi a écrit dans "figures pour mon abécédaire, ou principes fondamentaux de ma pensée" en 1797, mais en déviant sa pensée car il veut séparer l'enfant de sa mère et Pestalozzi, ne le veut pas.

En 1794: élaboration de "Mes recherches" sur la marche de la nature dans le développement du genre humain. Ce livre n'est compris par personne, ni par les révolutionnaires, ni par l'état en place.

En 1798 il est nommé "membre d'honneur de la révolution française".

Crée un orphelinat à Stans. Il y accueille 80 garçons. Il y alterne apprentissage scolaire et manuel. Jean Luc Legrand, industriel qui donnait beaucoup d’importance à l’éducation, a créé l’institut de Stans avec lui pour les enfants tués pendant la guerre.

En 1799 les armées de Bonaparte réquisitionnent l'Institut. Il va à Berthou (canton de Berne) où il est instituteur, mais il n'y est pas compris, car il veut suivre le rythme des enfants.

En 1800 il travaille avec un autre instituteur qui s'appelle Krusï et qui va arriver avec 100 enfants :
Ouvre un institut pour la formation des maîtres.
Visite Herbart (philosophe).
"La société des amis de l'éducation" est créée pour le soutenir.
Il met au point sa pratique de l'écriture, de la lecture et du calcul.
En 1801 il publie" Comment Gertrude instruit ses enfants" où il écrit 14 lettres à son éditeur, mettant au point sa méthode et où il exprime le cheminement qu'il a eut pour la créer.

En 1802 va en France comme délégué de Zurich pour élaborer sous la direction de Bonaparte une nouvelle constitution pour la Suisse. Il y récuse les révolutionnaires "fariboles". Bonaparte s'intéresse à sa méthode. Talleyrand déclare que "c'est trop bon pour le peuple", mais Maine de Biran (Philosophe français qui s'inspire de Condillac, a écrit sur la volonté) ouvrira une école à coté de Bordeaux.

En 1803 publie « Le livre des mères » .
En 1804 il va à Yverdon à la demande des autorités de la région. Sa réputation d'homme politique et de pédagogue y est pour quelque chose. il va y rester jusqu'à 1825.
Il y  gère un collège pendant 20 ans. Il a un grand succès. Il y a 150 élèves et 20 maîtres. Il y a de nombreuses visites de l'étranger. La Prusse envoie des stagiaires. Le tzar Alexandre 1 ier le soutient. F. Fröbel y passe 3 ans. Mais il a de nombreux problèmes avec ses collaborateurs.
En 1806 il va ouvrir un institut pour jeunes filles afin de former des institutrices et de futures bonnes mères.

Il ,tente d'ouvrir une école pour enfants sourds. Ce sera la première école en suisse.
En 1813 les troupes napoléoniennes repassent à Yverdon mais le tzar et le roi de Prusse interviennent pour sauver l'institution.
En 1815 sa femme meurt, ses collaborateurs lui font des ennuis.
 En 1818  il va enter d'ouvrir une école pour enfants pauvres, filles et garçons. Il formera aussi des instituteurs et institutrices pour la campagne, mais le manque d'argent l'empêchera de donner suite.

En 1825 c’est la dissolution de l'institut.
Il se retire à Neuhof où il avait commencé.
Cherche à 72 ans à créer une école d'instituteurs.
Connaît Oberlin.

En 1826 : publie "le chant du cygne"
Meurt en 1827 à l'âge de 81 ans à Brugg.

Toute sa vie n’a été qu’une vérification de ses théories.



Fond historique de la Suisse du temps de Pestalozzi



Economiquement: travail de la soie introduit par les protestants, ainsi que la laine et le coton. Horlogerie. Beaucoup de paysans font de l'artisanat industriel : filage, tissage. Ce qui demande un peu plus d'instruction. Il y a peu d’écoles primaires, les enfants pauvres ne vont pas à l’école. On y investit plus sur la mémoire que sur la réflexion. C’est le temple et le pasteur qui organisent l’enseignement.

Les bourgeois sont très riches et le peuple est très pauvre. Les Genevois se révoltent plusieurs fois

1892 la France occupe l'évêché de Bâle.
1796: Bonaparte suscite des troubles en s'appuyant sur le club helvétique.
1798 les villes vaudoises proclament leur indépendance. L'armée française entre à Berne.
 

 

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Idées principales



L’homme est égoïste. Le pouvoir du peuple n’est pas mieux que le pouvoir monarchique. La recherche du despotisme existe dans tous les pouvoirs. A vouloir la réalisation de la liberté on finit par imposer au peuple les plus sanglant des régimes. Aucun gouvernement n'assure la force du peuple face au danger de succomber aux visées égoïstes du pouvoir. Donc il faut se conquérir sa propre liberté. Se faire œuvre de soi même. (Cette phrase sera reprise régulièrement par P. Kergomard)

L’homme fait les circonstances autant qu’il est fait par elles. Donc il est important de développer des forces individuelles pour aller à l’encontre de la massification de l'état.

Au milieu de ses échecs, il croit toujours à la nécessité de partir du besoin de l’enfant et de ce que la nature met à la disposition de l'homme pour apprendre.

Eduquer n’est pas combattre la vie, c’est la délivrer.

L’enseignement doit suivre la voie du développement, de l’individualité de l’être qui se réalise pleinement à partir de ce qu’il est.

La reconstitution d’un être humain repose sur :
-L'expression libre des besoins de l’enfant
-L’élaboration avec lui des moyens de leur satisfaction.
-La mise en œuvre de ceux-ci dans le sens d’une humanité plus satisfaisante pour lui et pour les autres.
-L'éducation est le développement interne des facultés en germe dans une personnalité qui s’ignore.
-Tout ce qui ce que l’on veut apprendre aux enfants doit se présenter à eux comme l’expression de la vérité

Pour Pestalozzi il y a trois démarches:

-“Connaître” pour se dégager des impressions confuses et construire un univers de lois.

-”Pouvoir”, donné par les moyens techniques qui alimentent la capacité d'œuvrer par soi-même.

-”Vouloir”par le développement de la sensibilité avec et contre les contingences de ce monde.

Trois démarches d’un seul être car l’homme est un tout.
On atteint le point central par l’activité.



Ses lois principales sont



-La simplification élémentaire. Il faut retourner vers des éléments simples, (1 ère lettre de « Comment Gertrude élève ses enfants ») aller jusque la racine, là oû les choses sont saisies comme extrêmement simples, où elles ne contiennent rien d'étranger à l'intéressé, oû il peut faire "œuvre de sois même".

- La loi de l'induction. L'être est habité par une insatisfaction essentielle qui se manifeste par le besoin, la curiosité... donc il faut partir de l'individu pour suivre le développement de sa force, sa dynamique depuis son origine.

-Loi de l'accomplissement achevé. Il faut veiller à ce que la force atteigne son plein développement à chaque stade. Même si on doit se priver de résultats tangibles, plus que de l'extension de la force, son intensité est primordiale. La scolarisation doit venir quand l’enfant est prêt.

-Loi de la proximité: La force doit trouver à s'alimenter naturellement dans son environnement immédiat. L'apprenant doit avoir la possibilité d’y faire des expériences sensibles. Pour Pestalozzi cela veut dire que le nécessiteux doit trouver dans sa condition même les moyens de la maîtriser; on doit le rendre mieux à même de s'en dégager, qu'en le gavant de la charité on ne lui permet pas de se prendre en mains.
Cela permet une autonomie dans les acquisitions.

-Lois de l'activité: la force ne se manifeste qu'à travers la mise en œuvre. La seule parole qui vaille est elle-même action pour se mettre en route. Cette activité porte en elle une dimension d'accomplissement de soi. C'est une exigence par laquelle l'intéressé s'approprie un mécanisme.

-Loi de la reprise autonome. L'être humain doit avoir l'espace nécessaire pour aller à son propre chemin.

Donc:
-Partir de ce que l'enfant sait déjà.
-Procéder par étapes et y rester assez longtemps pour qu'elle soit assimilée.
-Prendre dans l'environnement de quoi s'éduquer sois même.
-donner de l’importance au travail manuel pour l'apprentissage scolaire, se baser sur la démarche sensorielle pour l'organisation du langage.
-Apprendre la vie en commun.

Il va inventer “la minute de silence”, reprise plus tard par M. Montessori. l’enseignement mutuel fera partie de sa démarche. L'enfant qui s'est acquit un savoir-faire et un savoir le met à la disposition de l'autre et non des autres.


"La raison bascule dans l'absurde lorsqu'elle se sépare du cœur et qu'une vie privée de ces idées premières et universelles souffrent de malnutrition".

 

sur le plan plus pratique

L'enseignement est basé sur l'observation de la nature en plein air, on en profite pour aborder la géographie.

La discipline s'étaie autour de la gymnastique pour acquérir l'aisance et la liberté, pour apprendre un métier et pour la santé.

La musique et le chant sont très importants.

On  pratique le bilinguisme .

l'observation de l'enfant est très importante et fait l'objet de rapports. Il y est décrit dans son comportement intellectuel mais aussi lors de ses jeux. On lui choisi la classe qui correspond le mieux à son niveau et non son age.

 

J. Pestalozzi fait partie de ces « pédagogues du cœur » où l’apprentissage de l’amour fait autant partie de l’éducation que la découvertes des savoirs intellectuels. Par « la tête, le cœur, la main » l’enfant est pris en considération dans un tout où chacune des dimensions doit être prise en considération.


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Les méthodes actives

F. Fröbel

Texte fondateur

liberté