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La Gaule
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Du premier siècle avant J.C. jusqu'au X ième siècle
Repères historiques
Bibliographie
voir aussi:
Bibliographie de l'histoire de l'éducation - Rouche M., "Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France", Parias L. (sous la Direction de) tome 1. "Des origines à la renaissance", Paris, I.N.R.P. Nouvelle Librairie de France, 1981.
Généralités
Très longue période avec différentes parties: la colonisation de Rome,
la chute de l'empire romain,
les carolingiens.
Illustration issue de la documentation sur le parc préhistorique SAMARA (près d'Amiens)
voir le site: http://www.samara.fr/
Avant...les gaulois
Le néolithique, l'âge du bronze et l'âge du fer...
La fabrication des maison, des outils, des poteries était le fruit d'un apprentissage que l'on peut supposer basé sur l'observation, l'imitation et différentes initiations suivant les périodes de la vie. Il s'agit de participer suivant son age à la manipulation de l'outil. L'enfant acquiert les coutumes des adultes par sa participation directe à la vie. Il apprend ainsi à chasser, cueillir, pêcher. Plus tard à cultiver. Pareil pour les activités vitales à l'intérieur de la maison.
En Gaule
La société était composée des prêtres, de guerriers et de paysans. La transmission de la culture est orale. Le sens du secret est important. La lettre du message transmis est sacrée, si l’on y touche, quelque chose risque de se perdre à jamais. L’esprit critique n’y est pas de mise.
C’est une société traditionnelle.
C'est une époque marquée par les guerres, entre autre l'invasion des romains et plus tard des arabes. Dans la seconde partie de cette période, Charlemagne, va peu à peu construire l'Europe grâce à diverses conquêtes.
L'éducation du guerrier est surtout faite en vue d'acquérir la bravoure. On apprend l'art de la guerre et de la chasse. Les guerriers combattent nus, c'est de la provocation, c’est l'art de la bravade. On tire la langue pour faire peur à l’ennemi c'est à la fois le symbole de la parole et l’exacerbation des pulsions. Formation religieuse, morale, juridique et à la connaissance de l'histoire, pour les nobles et futurs chef de tribu.
Les Institutions
Une caste d'enseignants
C'est à dire les druides qui sont des érudits, professeurs et non pas des prêtres. Ils connaissent la cosmogonie, les sciences, le droit et ont autorité sur la justice. Ils veillent à l'observation des rites religieux. La science et la religion sont mêlés. C’est une époque où le savoir est global. A noter: Au fur et à mesure ce savoir va se dissocier pour se partager en différentes disciplines. La connaissance vient du dieu Lug qui est le dieu des arts. Leur doctrine serait née en Grande Bretagne où ils se rendent régulièrement pour se ressourcer. Ils avaient un langage codé pour la préservation de leur savoir. Ce langage a un rôle magique. Il sert à évoquer la destiné des morts, la survie des âmes dans une île où rien ne meurt! Cette langue n'a pas survécu (elle serait proche de la langue oghamique des irlandais, composée de vingt signes et dont le sens change en fonction de la cryptographie employée. On en trouve écrits avec des entailles dans la pierre (entre le IV ième et VIIe ième siècle.).
Les druides refusent l'écriture car "la lettre tue"en effet, pour eux la retransmission orale est plus vivante. Pour certains échanges comme: le commerce, les comptes publics et privés, ils écrivent en grec. Tous les trois ans il y a un grand tournoi d'éloquence et de poésie à Lyon. En 39, Caligula, pour récupérer la manifestation, organise un concours de grec et latin. L'éloquence a une grande importance aussi bien pour la politique que pour la poésie. C'est ainsi qu'au contact des grecs ils vont s'intéresser très vite à la philosophie.
Les bardes, eux, sont spécialisés dans les chants religieux ou guerriers qui sont composés en vers. Les thèmes portent sur les mythes explicatifs, les généalogies des grandes familles, leur origine et les hauts faits de la tribu. Poètes et chroniqueurs ils sont les conservateurs des l'histoire du clan et racontent les légendes. Ils sont la mémoire du peuple. Il étaient classés suivant leur puissance de mémorisation. Certains pouvaient raconter 50 histoires. Il s'y connaissaient en droit, en magie et en musique.
-Les devins qui sont souvent des femmes, font les cérémonies sacrées, connaissent les sciences de la nature.(voir les fouilles de « la dame de Vix » près des sources de la Seine)
Pour ce qui est de l’éducation familiale, chez les nobles on était polygame, les petits enfants étaient élevés par des nourrices et ensuite étaient placés chez un père nourricier coté maternel. Le placement se faisait avant 7 ans. On apprenait à garder les troupeaux, peigner le chanvre, couper le bois. Les filles tournent la meule du moulin, font sécher les céréales. La jeune fille apprend la broderie. Le jeune homme apprend l'équitation, le jeu d'échec, la chasse, la natation. Ces nombreux enfants sont, pour le père nourricier, des défenseurs et forment des communautés. L'essentiel est la survie physique et métaphysique caractéristique des sociétés traditionnelles.
Après la conquête de la Gaule par J. César et Tibère, interdiction des druides, dont on verra des traces jusqu'en 235. Obligation de parler latin. Il faudra 5 siècles pour faire disparaître le gaulois parlé et écrit. Tout ceci grâce au système scolaire gréco-latin.
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Sur le plan de la scolarité
Importée par Rome
La scolarité a été importée par Rome qui avaient été influencés par les grecs. Mais si la formation hellénique était désintéressée, les romains désiraient que l'enseignement soir utilitaire. Par exemple les exercices sportifs font s'avérer utiles pour l'hygiène et non seulement pour l'athlétisme.
De nombreuses école se créent pour la classe dirigeante. La Gaule va posséder des écoles municipales.
Les écoles primaires seront tenues par le Magistère. Elles accueillent filles et garçons de 7 à 11-12 ans. Les enfants sont accompagnés par un esclave le "paedagogus", répétiteur et éducateur moral. On y fait la lecture, l'écriture, le calcul et la récitation. On enseigne donc l'alphabet , les calcul avec des jetons. Les élèves sont répartis en divisions. Il s'y fait une sorte d'enseignement mutuel.
Les écoles secondaires sont dispensée par le grammairien. Elles sont pour les garçons et les filles de 11 à 15 ans. On y fait de la littérature, de la grammaire et des explications des auteurs classiques: mythologie, histoire, géographie, sciences.
Les écoles supérieures
sont sous la direction d'un rhéteur. On y apprend la maîtrise de l'art oratoire, soit de façon désintéressée, soit pour fournir au pays des avocats et des cadres administratifs.
On ajoute une formation juridique. les fonctionnaires subalternes apprennent la sténographie.
Importance des clubs de jeunes aristocrates qui vont acquérir une formation politique, religieuse, sportives, militaires.
Chute de l'empire romain
Comme les institutions scolaires dépendant du Public, à la chute de l'empire romain, c'est fini et elles seront remplacées par l'Eglise.
Le pape Grégoire le Grand (534-604) se lance dans l'oeuvre évangélique de Rome. Il y a à ce moment trois courants intellectuels: le gallo romain, le christianisme et l'éducation "barbare". (formation des jeunes paysans et guerriers vu au dessus).
Il va se préparer ce qui aura grande importance au moyen age un mélange entre le catholicisme et le classique (grec et romain). La culture celte va disparaître sauf peut-être en Bretagne et dans le nord de l'Angleterre.
Les première écoles chrétiennes vont se créer dans les monastères pour les futures petits moines, c'est à dire les oblats. ce sont des sortes de séminaires dites écoles épiscopales ou cathédrales. On y apprend les psaumes, l'écriture.
Mais il y a aussi des écoles à l'extérieur des monastères pour les enfants pauvres et riches. surtout après le départ de la colonisation romaine. En Irlande surtout qui n'ayant pas été colonisée par Rome, il a fallu créer des écoles. Il s'agissait pour l'Eglise de faire disparaître la religion païenne. Il plus il faut éduquer la jeunesse aristocratique.
Les supports pédagogiques...?: des plaquettes à lettres en cire, des jetons pour apprendre à compter, la lecture est globale et en latin. On copie des psaumes, des textes sacrés, on recopie le nom des saints qui sont sous les portraits!
Dans le secondaire on perfectionne la grammaire et le latin.
Des personnages...
Charlemagne
Va faire de sa cour un centre international de haute culture. Il invite Alcuin d'York qui vient d'Angleterre et P. Diacre qui vient de Lombardie(Italie), d'autres, Eghinhard, historien et Théodulfe, évêque d'Orléans, un des meilleurs poète de son temps vont faire partie de ceux qui vont collaborer à cette renaissance culturelle.
Dans la lignée de Saint Augustin, la tradition littéraire de l'antiquité a continué en Lombardie et en Espagne.
Charlemagne veut des fonctionnaires instruits. Il apprend lui-même à lire et à écrire. autodidacte, féru de poésie latine et lisant le grec. Etudie la langue germaine et fait éditer une grammaire.
Il rassemble du monde cultivé pour faire son école du palais. Issue de l'oeuvre de Platon, revue et corrigée par un rhéteur carthaginois du 5ième siècle: Matianus Capella.
On y enseigne:
Les arts libéraux: grammaire, (logique, lecture et discussion de texte) de la rhétorique, de la dialectique
Les arts de nombres; l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, la musique.
Son rayonnement culturel sera grand.
On a fait passé plus tard, sous la troisième république, Charlemagne pour un illettré. Ceci pour des commodités d'enseignement idéologique et républicain. On peut en douter!
Alcuin d'York 735-804
Ce fut le principal collaborateur de Charlemagne, avec P. Diacre qui sera Lombard.
Sorte de ministre de l'instruction. Il était bénédictin du couvent d'York en Angleterre.
Il connaissait bien les grands classiques de l'antiquité.
Il exhorte les évêques et abbés à ouvrir des écoles pour instruire les enfants. On y étudie l'antiquité en même temps que les livres sacrés.
Il crée à Tours une école de calligraphie pour constituer une bibliothèque de manuscrits
Il contribue surtout à la renaissance des études.
Promoteur de l'instruction.
Les moines recopient les manuscrits de auteurs latins. Il y eut à nouveau de bons écrivains en Gaule.
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