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institutions accueil petite enfance
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du XV ième au XVIII ième siècle
- Dreyfus F. G. “Le piétisme protestant et leur influence sur la notion
de personne au XVIII° et XIX° siècle" in actes du colloque sur la personne ,
Paris, 1974
-Léonard E.G., "Histoire Générale du protestantisme", Tome 3 -Rouche J."Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France", (sous la Direction de) tome 1 et."Des origines à la renaissance", Paris, I.N.R.P. Nouvelle Librairie de France, 1981. - Historama: août 1988, numéro 30, article sur Erasme.
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Historama: numéro 19 sur "les petites écoles de Port royal"
Période à la fois de continuité et de changements
Influence de
différents courants d’idées qui vont préparer l’intérêt nouveau pour la
pédagogie au XVIII° siècle.
C'est aussi l'age de l'Humanisme,
l'homme prend plus d'importance en fonction de lui-même et non plus qu'en
fonction de son essence divine comme cela était auparavant. Cela peut-être du au
fait qu’il y eut des famines et des guerres. Dieu a été mis de coté et l’homme en tant que tel a été pris
plus d'importance.
Dans quelle mesure l'éducation va être créatrice de ces modifications? Dans quelle mesure va t-elle les insérer dans son enseignement et sa pédagogie?
"II faut toujours administrer aux
élèves des notions qui sont au dessous
C'est de cette manière que
l'intelligence absorbe facilement et digère avec plaisir les notions apprises,
et, quand il s'agit de s'en souvenir, c'est cela qui fait Conversini "L'image de l'enfant au XVe siècle, Eugenio Garin.
C'est un esprit éclairé, un humaniste. Un conciliateur. Fait ses études au collège de Montaigu à Paris; Ecrit: "L'éloge de la folie", "Les adages". En 1524: "Diatribe sur le libre arbitre" qui est un pamphlet critique. Il refuse de croire avec Luther, que le péché originel a détruit la liberté de l'homme. Créateur de la théologie positiviste qui étudie la Révélation dans l'histoire. Il est attaché avant tout aux Pères de l'Eglise. Il ne sort pas de l'Eglise mais la critique. Il va se rapprocher de Rome au fur et à mesure que le protestantisme s'étend. Il critique les hommes d'Eglise mais non l'institution. Ecrit "les colloques" qui sont censurés par l'Eglise, en mai 1526. Il y remet en cause les superstitions: "Nous baisons les souliers de Saints mais nous négligeons leurs livres" dit-il! "L'essence de notre religion est la paix et la concorde. On ne définit qu'un tout petit nombre de points dogmatiques, à chacun de se forger son propre jugement". Il rappelle l'importance de l'adolescence; comme l'avait fait le concile de Trente. A cette époque on est adulte à 15 ans. Les "Colloques" seront aussi un ouvrage d'éducation morale et religieuse. Il met en scène des situations familières avec des dialogues. Ecrit qu'il va améliorer de plus en plus et qui servira de nombreuses années dans les collèges.
"une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine."
Il naît en 1533 à
Saint Michel de Montaigne en Dordogne. Il y meurt en 1592. De famille de
négociants, il a un précepteur allemand qui ne s'adresse à lui qu'en latin. Il
entre à 6 ans au collège et ensuite à la faculté de Arts de Bordeaux. Il étudie
le droit à Toulouse en 1549. Conseiller en 1554 et 1557, il est au parlement de
Bordeaux. Il voyage, fréquente la cour de François II et suit Charles IX au
siège de Rouen. Il se marie en 1565 avec Françoise de Chassaigne. A la mort de
son père il se retire
dans sa "librairie". Commence ses "Essais" en 1572. Voyage à nouveau. Est élu maire de Bordeaux de 1581 à 1585. Il déjoue les intrigues de la Ligue. En effet comme pour Erasme il a été marqué par la lutte entre les catholique et les protestants. Il exprime ses réflexions pédagogiques dans ses Essais au chapitre 1. Voici quelques extraits où il parle de l'enseignant: "Choisir un bon conducteur qui ait la tête bien faite plus que bien pleine...qu'il sache lui faire goûter les choses, les choisir et les discerner, quelquefois lui ouvrant le chemin quelquefois lui laissant ouvrir. Je ne veux pas qu'il invente seul. Je veux qu'il écoute son disciple parler à son tour...Il est bon qu'il le fasse trotter devant lui pour juger de son train...Qu'il ne lui demande pas compte de sa leçon mais du sens...Qu'il juge du profit qu'il aura fait non le témoignage de sa mémoire, mais de sa vie... Qu'il lui fasse tout passer par l'étamine. Ne loge rien dans sa tête par simple autorité et crédit. Qu'on lui propose une diversité de jugement...il choisira s'il peut. Ce que l'on sait droitement on en dispose sans regarder au patron" Que le précepteur n'apprenne pas les dates mais plutôt le pourquoi des évènements. De l'enfant: "Je voudrais qu'on commence à le promener dès sa plus tendre enfance. Ce n'est pas assez de lui roidir l'âme, il faut lui roidir les muscles!" "Lui faire quitter sa famille. L'autorité du gouverneur s'empêche par la présence de ses parents. Qu'on le rende délicat au choix. Qu'on le rende libre devant son prince, qu'il soit loyal serviteur mais pas attaché! qu'il ne soit pas courtisant. Qu'il apprenne à abandonner un mauvais parti pris sous le coup de son ardeur. Il devra tout examiner...s'enquérir des moeurs; des moyens, et des alliances des princes. Il doit s'ouvrir au monde. après qu'on lui aura dit ce qui sert à le faire plus sage et meilleur, on lui apprend logique, physique, géométrie, rhétorique et la science qu'il choisira. Tantôt par conversation, livre, déjà mâché par le maître. Ne pas lui montrer la philosophie de façon triste! Quelques autres idées: C'est par l'observation directe, l'application pratique, les leçons de choses... Dans la nature, par l'apprentissage des langues, la philosophie pratique! Il prépare bien J. J. Rousseau!
Naît en1494, près de Chinon; meurt en 1553 à Paris. Disciple d'Erasme. S'inscrit en 1530 à la faculté de médecine de Montpellier. Il sera donc médecin après avoir été moine. Recherche la vérité, refuse la bigoterie, la superstition A fait une oeuvre dont on a pas fait le tour..."Pantagruel" et "La vie inestimable du grand Gargantua". Oeuvre ironique où il critique par la parodie ceux qui prennent les choses à la lettre. Il y critique le conservatisme de la Sorbonne.
Ses thèmes sont les mêmes que ceux de
Montagne et Erasme mais avec un ton marqué par la truculence! voir page sur... Ecrit " la grande didactique" et certains de ses livres pédagogiques seront encore employés au 19° siècle.
Ces auteurs font surtout renaître l'intérêt pour l'enseigné et éventuellement l'enseignant qui doit faire un travail sur lui-même!. Ils vont lutter contre la pédagogie scolastique du Moyen Age qui est trop formelle.
Les petites écoles
Elles sont rurales, créées sur l'initiative de l'assemblée des habitants ou grâce à des bienfaiteurs qui peuvent être un évêques ou un particulier qui donne de l'argent. Cet argent sert à payer l'instituteur. Ces écoles sont plus nombreuses dans le nord que dans le sud de la France. Il y aura comme deux Frances au XVIIe siècle. Le nord où les 2/3 d'hommes et 1/5 de femmes savent signer et le sud et la Bretagne où 15% seulement saura lire et écrire. Mais au XVIII siècle le retard du sud sera comblé. Les maîtres sont recrutés par les habitants ou le curé. Ils doivent montrer un certificat de catholicité, faire la preuve qu'il savent lire et écrire, compter, faire chanter. Il doit entre autre faire chanter à la messe! Les classes durent dix mois par an. On y apprend la lecture, l'écriture, le calcul, le chant. Les élèves sont répartis par petits groupes de niveau, le maître enseigne le groupe pendant que les autres travaillent. Les filles et les garçons sont séparés. Si on peut on engage une maîtresse pour les filles. L'enseignement est gratuit pour les familles pauvres. Les parents aisés paient selon leurs revenus. Les curés insistent au cours de leurs sermons sur l'assiduité difficile à l'école durant les travaux des champs. Durant le catéchisme on apprend par coeur. Par le système des question-réponses. On dit alors que l'école permet de supprimer "l'indocilité, l'immodestie, l'ignorance, les dérèglements de la plupart des enfants des villes"! a la campagne elle permet de supprimer le vagabondage des enfants pauvres! Il y a les "écoles de charité" créées à l'initiative des dévots, les "petites écoles" à l'initiative des municipalités. Les filles du peuple ne sont pas scolarisées avant le XVIe siècle. A ce moment ce sera les ordres religieux comme les Ursulines, les Visitandines, les Séculières qui vont ouvrir des écoles pour les filles. A la fin du XVIIIe siècle, d'autres religieuses, les filles de Saint Vincent de Paul, fondées près de Chartres en 1696 vont aussi s'occuper de la scolarisation des jeunes filles. Pour les garçons pauvres ce sera les Frères des écoles chrétiennes, congrégation fondée à Reims en 1679. Le but est de donner un métier. Ils sont critiqués et sont appelées "les ignorantins" à cause du faible niveau à cette époque. Cela va passer car c'est grâce à eux que la différence d'alphabétisation entre la France du sud et celle du Nord va s'équilibrer. L'instruction est meilleure dans les villes. Les maîtres de métiers doivent savoir lire et écrire et surtout savoir tenir les cahiers de comptes. A la campagne les cultivateurs aisés aussi sont alphabétisés. L'évolution économique aura donc un impact.
Les petites écoles de Port Royal Créées par les jansénistes, qui sont un courant religieux, elles vont exister de 1637 à 1660. C'est le roi Louis XIV qui va les disperser. On cherche à y préserver la noblesse morale de l'enfant. La formation qu'on y fait est de haute qualité. Il y a une grande largeur de vue avec une recherche de noblesse morale. Il y aura des maîtres comme Blaise Pascal. L'enseignement est moderne et se fait en français. (et non en latin). Mais on initie au grec ancien. D'après Stendhal les enseignant vont porter le français à une "haute perfection". On y apprend l'affermissement du jugement, l'élévation du caractère l'ouverture vers la philosophie cartésienne et la pensée logique. On y fait des innovations pédagogiques: Reconnaissance de la psychologie spécifique de l'enfant. Utilisation du jeu comme instrument d'apprentissage. Préférence de l'oral au livresque Primat du jugement sur le savoir encyclopédique.
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