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XIXe siècle2

Le XIXe siècle

Repères historiques

 

 Les institutions  L'enseignement professionnel  Le Système Mutuel   (voir salles d'asiles 1)


 

Bibliographie

(voir aussi Bibliographie générale d'histoire de l'éducation)
- Gontard M.; "l'enseignement primaire 1815-1914" in "Histoire mondiale de l'éducation;
Paris, PUF, 1981

- Grandière M; "La Formation des maîtres en France, 1792-1914", INRP, Lyon,  2006.

-Mayeur Fr., "De la révolution à l'école républicaine" , "Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France", sous la direction de PARIAS L , (3° tome), Nouvelle Librairie de France, 1981

- Marchasson Y.; "autour d'un centenaire, Laïcité, quelques rappels"; Enseignement catholique; document n°791, septembre 1981

  alapage.com   

sites

http://www.droitsenfant.com/19siecle.htm
 

Généralités


Siècle très riche par rapport à la pédagogie, avec plusieurs parties bien distinctes. Marqué par les guerres et les révolutions (1830 et 1848). Réalisation des idées de la révolution lors de la troisième république après le passage de deux empereurs, trois rois...
De plus en plus, importance de la notion d’enfance, pas seulement à cause des pédagogues et à la fin du siècle des psychologues, mais aussi par les médecins qui vont publier de nombreux ouvrages sur la façon dont l’enfant se développe. Ils donnent des conseils sur l’éducation aussi qui ressemblent fort à ceux qui seront donnés par les pédagogues. Lequel influence l’autre?
Au niveau des courants de pensée: le scientisme et le savoir qui vont sauver le peuple de sa misère. Influence des idées d'Auguste Comte: "La science aide l'homme à mesurer sa puissance".

C'est ainsi que...

“Le 18 siècle a pensé que la raison était nécessaire et le 19° siècle qu’elle était suffisante"
Pierre Moustier (écrivain)


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Les institutions

Quelques dates


Renaissance des universités, avec Napoléon qui les crée pour former ses fonctionnaires. Il fait revenir les religieux exclus lors de la Révolution de 1789, il s'appuie sur eux. Il va faire peu pour l'école primaire. Il fonde l'administration centrale de l'Instruction publique et la charge des affaires ecclésiastiques jusqu'en 1828.
Création des inspecteurs généraux (1808).
En 1815

Création de la société pour l'instruction élémentaire. Il s'agit de former l'esprit publique, stabiliser la société, accroître le rendement agricole et industriel par l'école.

Entre 1816 et 1826 on organise l'université avec des programmes, des examens de capacité une surveillance av"c sanctions et récompences.

 En 1826
Créations des institutions de la petite enfance: les salles d'asiles qui deviendront plus tard les écoles maternelles.

En particulier par Cochin maire du XII ième arrondissement de Paris, pour accueillir les enfants dont les mères travaillent et aussi pour permettre aux parents de chercher du travail. Il s'agit aussi de faire la formation du peuple le plus rapidement possible, lui donner de bonnes habitudes morales.


C'est ainsi qu'à partir de cette époque tout le cycle institutionnel aura été comblé pour les enfants et les jeunes. De la salle d’asile à l’université.
On s'achemine peu à peu au cours de ce siècle, vers les souhaits émis par ceux qui désiraient planifier l'éducation, comme Talleyrand ou Condorcet.

On s'achemine vers la planification complète par l'état afin:

"d'apprendre l'art de s'instruire soi-même de chercher dans un dictionnaire,

de se servir de la table d'un livre". (Talleyrand)


en 1832, création du Manuel Général de l'Instruction Primaire.

En 1833

 loi Guizot avec obligation pour chaque commune d'avoir une école primaire et pour chaque département une école Normale.

Création d'écoles primaires supérieures pour former des cadres pour le commerce et l'industrie.

Il faut que l'instituteur (trice) ait un brevet de capacité.

Il n'y a ni gratuité ni obligation.

Liberté de l'enseignement publique et privé.

Il y a une responsabilité communale.
En 1837 encouragement de création des salles d'asile

Sous la seconde république, en 1848 Lazare Carnot fait un essai d'éducation populaire. Il y a projet de loi pour l'école obligatoire, la gratuité de l'enseignement, la laïcité, pour qu'il y ait un contrôle renforcé, une multiplication des écoles, un budget en conséquence et pour terminer, l'égalité des sexes entre instituteurs et institutrices.

Ce sont des projets qui se réaliseront plus tard. Car Napoléon III arrive entre temps!

En 1848 projet d'école gratuite et obligatoire.

En 1850

 loi Falloux oû les instituteurs retournent sous la surveillance du maire et du curé, du pasteur ou du délégué du culte israélite. Pour les congréganistes dispense du brevet de capacité.

Obligation d'avoir une école de filles par 800 habitants. Organisation des pensionnats primaires. Cours d'adultes et pour apprentis
 

Entre 1815 et 1870 : importation du Système Mutuel d'Angleterre, inventé par Bell et Lancaster. C'est un système très rentable, oû les élèves qui en savent plus sont chargés d'enseigner les autres. Tout ceci étant planifié par l'instituteur. Tout un matériel y est adjoint et permet l'enseignement.

Mais on doit arrêter pour différentes raisons: pédagogiques et politiques. Le fait de donner des responsabilités aux élèves n'est pas toujours accepté. De plus l’organisation est trop basée sur le réflexe, trop mécanique.

Entre 1820 et 1827 lutte entre les écoles mutuelles et les écoles simultanées

 

 

1854: le pouvoir passe des recteurs aux préfets. Divisions de la France en circonscriptions académiques.

 

1862 création de bibliothèques scolaires et populaires


En 1866 création de la Ligue française de l'enseignement, fondée par Jean Macé pour favoriser la diffusion de l'instructions dans les classes populaires.

 

1867: Enseignement primaire des filles s'amplifie ainsi que la gratuité; Victor Duruy encourage les municipalités à ouvrir des écoles de filles: obligation pour les communes de 500 habitants. Les écoles privées sont soumises à l'inspection académique.
 

Quelques noms célèbres

 

Paul Bert, ministre de l'instruction publique entre 1881 et 1882 dans le cabinet de Gambetta. Né à Auxerre en 1833, mort à Hanoï en 1886. Docteur en médecine, professeur d'histoire naturelle, préfet du Nord, secrétaire général de l'Yonne, député de l'Yonne en 1872.

Il contribue à toutes les réformes de l'enseignement, la gratuité, l'obligation et une école normale dans chaque département.

Lutte pour l'enseignement primaire, pour l'éducation des jeunes filles et leur présence dans le secondaire, pour les sciences dans l'enseignement.

Publie en 1881:"L'enseignement laïque" et "la revue scientifique" de 1879 à 85.

 Il édite "La revue scientifique". Il va mourir à Hanoi en 1886.

 

Ferdinand Buisson 1841-1932 surtout connu par son dictionnaire pédagogique. Inspecteur général. Député radical socialiste. Pour la laïcité, l'enseignement obligatoire. Est pour le droit de vote des femmes. Ecrit "Suppression de la guerre par l'instruction"  Préside la ligue des Droits de l'Homme. Prix Nobel de la paix en 1927. Protestant progressiste. Franc maçon.

 

Emile Deschanel professeur écrivain. Ecrit "catholicisme et socialisme". Banni après le 2 décembre. Député de la gauche. Professeur au Collège de France.

 

Victor Duruy, Historien et homme politique, entre 1881 et 1894 à Paris. Ministre de l'Instruction Publique de 1863 à 1869

Créa des cours pour les jeunes filles en 1867

Ecrit: "Histoire des romains".

 

Jules Ferry, né à Saint Dié, élève du collège de Strasbourg, a le bac à 16 ans. Fait des études de droit, est journaliste. Elu en 1869 au corps législatif impérial, participe en 1870 à la défense du territoire. Préfet de la Seine. En 1879 ministre de l'Instruction Publique, président du conseil en 1880. En 1887 un fanatique tire sur lui. Il est vrai que sa politique laïque et aussi sa politique coloniale  a attiré des ennemis.

 

Site

http://www.julesferry.com/julesferry.html

 

Jules Hetzel éditeur, écrivain français. Proscrit en 1851. Fait découvrir Jules Vernes et d'autre auteurs en particulier pour la juenesse.

 

Jules Simon (Lorient 1814-Paris 1896) Refuse de prêter serment sous l'empire. Sera ministre de l'instruction publique de 1870 à 1873, puis chef du gouvernement. Il va combattre la politique scolaire de J. Ferry. C'est un libéral absolu.

 

Jules Steeg  Directeur du musée pédagogique. directeur de l'école normale de Fontenay aux roses. Libre penseur et franc maçon. Adhère aux idées d'A. Comte et au libéralisme

 

Jean Macé, (voir ci dessus) alsacien, né en 1815, a fondé en 1966 la Ligue française de l'enseignement. C'est une association fondée pour favoriser la diffusion de l'instruction dans les classes populaires. Professeur en Alsace a écrit des livres d'enseignement populaire. A partir de 1848 se voue à la défense des pauvres. Fonde avec Hertzel "le magasin d'éducation et de récréation".

 

Ferdinand Buisson, (1841à 1932), philosophe de formation protestante, directeur de l'instruction primaire en 1879.

 Il va créer, avec de nombreux collaborateurs le fameux dictionnaire de la pédagogie qui est d'une richesse impressionnante et incontournable . Il prépare les textes sur le statut laïque de l'école. Il aura à la fin du siècle une chaire de sciences de l'éducation à la sorbonne.

Un des fondateur de la ligue des droits de l'homme.

Député radical socialiste en 1902. Défend la laïcité de l'état. Souhaite l'enseignement professionnel obligatoire, est pour le vote des femmes.

Il aura le prix Nobel de la paix en 1927.

 

Tous ces hommes vont participer aux lois dites  lois de Jules Ferry.

L'école sera:
- gratuite, le 16 juin  1881,
-laïque et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 12 ans; le 29 mars 1882.

C'est l'éducation pour tous, l'élimination de l'enseignement religieux. On y enseigne la tolérance et l'égalité "sans Dieu ni roi". C’est la laïcité. Les instituteurs sont déchargés de l'enseignement de la religion.

 

1879: Musée pédagogique

 

Le 30 octobre 1886 laïcisation du personnel de l'enseignement primaire.


Jules Ferry donne au ministère de l'instruction publique l'allure d'une grande administration.

Création du dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson

Dans la législation l'instituteur est invité à éveiller l'intelligence de l'enfant pour des méthodes intuitives, concrètes, par le dialogue, l'interrogation socratique.

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Création des classes

 

 On crée les classes comme elles sont maintenant. C'est une moyenne entre l'éducation mutuelle et l'enseignement individuel.
Le terme classe est réservé au groupe d’élèves parvenus à un niveau à peu près homogène, réunis dans un même local sous la responsabilité d'un même maître. C’est pour cela qu’il a fallu instituer les évaluations.
La classe prenait comme repère essentiel le niveau moyen dans toutes les disciplines.
Elle emprisonne l'enfant dans une structure qui ne tient plus compte de sa singularité.
Gréard le fondateur ne le recherche pas. Les enfants doivent avoir un fond commun d'idées pour fonder la démocratie. Ce doit être une école de masse. Le mauvais élève doit redoubler pour ne pas baisser le niveau de la classe.
L'école primaire sera divisée en trois cours.

 

Après la défaite de Sedan en 1870

Le ministère de l'Instruction publique d'alors, avec Jules Ferry, cherche à souder les français dans une identification patriotique. Une ambiance guerrière est organisée en classe, par des jeux de guerre, des manipulations de fusils en bois, des jeux d'ensemble. En 1881 création de "bataillons scolaires" mais, en 1889 transformation des bataillons en jeu!.

Le patois est interdit car il faut parler tous la même langue française "extirper le patois est faire oeuvre de démocratie" (Manuel Général de l'Instruction Publique" de 1905).

 

La classe est souvent partagée en trois sous groupe d'enfants: les grands, les moyens, les petits. L'instituteur fait travailler les petits pendant que les grand font des devoirs seuls!

Il y a des vitrines dans les classes avec des objets de mesure, des pierres, des bois différents... des grand tableaux avec des frises historiques, des cartes géographiques, un boulier, un harmonium! le poêle en fonte au milieu ...que certains ont connu!

 

voir les nombreux petits musée de provinces qui reconstituent des classes

 dans la page: bibliographie


1882: changement des salles d'asile en écoles maternelles. Ces dernières vont prendre une très grande expansion. Pauline Kergomard, inspectrice avec quelques autres collègues ont tout fait pour en changer la pédagogie.


A la base de ces renouveaux de l’enseignement on doit noter l’importance de la Franc-maçonnerie et des protestants progressistes. Il faut servir l'humanité, faire valoir le point de vue social sur le point de vue personnel.


L'instituteur remplace le curé il propose une autre morale, la morale républicaine.
Il est très intéressant de lire les textes officiels de l'époque où la pédagogie proposée est tout à fait portée vers la réflexion : "L'instituteur doit éveiller l'intelligence par des méthodes concrètes, intuitives et par le dialogue."
Obligation pour les communes de posséder une ou plusieurs écoles. Le contrôle se fait par les inspecteurs. Obligation d'avoir le brevet d'enseignement. Le statut du personnel enseignant se précise.

 

1880-82

Créations d'écoles Normales: Saint Cloud pour les garçons et Fontenay aux roses pour les filles.

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