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 apprentissage de la lecture et de l'écriture (suite)

Apprentissage de la lecture

et de l'écriture

Ces deux pages ont pour but de donner un aperçu sur le sujet.

A part quelques conseils concrets sur les préapprentissages, nous resterons dans les généralités.


 

          Bibliographie

Quelles sont les fonctions de la lecture?

Qu'est ce que lire?

Comment apprend t-on?


Bibliographie


- Bonnafé M. "sur le conte";
- Diatkine; "Imaginaire et lecture"; où en est la lecture? ed. Papyrus; 1998
- Foucambert J.; "question de lecture"; Retz; 1989
- Gillardin B.; Tabet C.; "Retour à la lecture"; Retz;

- Inizan; "Le temps d'apprendre à lire"; A. Colin; 1985
- Lentin L.; "Du parler au lire"; E.S.F.;
- Mialaret; "L'apprentissage de la lecture"; P.U.F., Paris; 1975
- Morais J.; "L'art de lire"; ed. O. Jacob; 1994
- Smith F.; "Comment les enfants apprennent à lire"; Retz; Paris; 1980
- Uzé M.; "Je parle donc je lis"; "On y va!"; Fleurus; 2002

alapage.com   


Site

http://www.pascommelesautres.info/liens.html

Très beau site, dynamiqu, de qualité et très intéressant, de quoi faire aimer la lecture!

Quelle sont les fonctions de la lecture?


Pour imiter ceux qui savent lire, par promotion et pour grandir, pour entrer dans sa culture.
Pour communiquer avec ceux qui ne sont pas là
Pour s'informer sur les pensées de quelqu'un d'autre, entrer dans un processus de communication.
Pour confronter ce que l'on pense avec la pensée de quelqu'un d'autre.
Donc nous apprenons par utilité, pour communiquer, grâce à un intérêt pour l'association des lettres ou un intérêt pour la lecture plus tard!


-Quand lisons nous et quoi?
Pour lire une description et s'instruire.
Pour entendre des sonorités qui ont un sens (la poésie)
Pour répondre à une instruction (Une recette de cuisine)
Pour rêver et s'imaginer à la place de quelqu'un d'autre. Pour s'identifier! (le roman)

Pour l'écriture, il y a en plus, une dimension d'expression et de communication. On écrit aussi pour faire exister, comme par exemple les inventaires dans les registres, ou pour s'engager comme dans les contrats.


- Dans le cadre d'un certain processus:
On écoute avant de parler
On parle avant d'écrire
On lit avant d'écrire (M. Montessori pense le contraire)
On écrit avant de rédiger (cela dépend des méthodes)
On lit plus vite qu'on écoute
On parle plus vite qu'on écrit




Qu'est ce que lire?


C'est une activité mentale où il y a différents stades.
En fait on ne sait pas vraiment avec quel mécanisme on apprend à lire et à écrire. Surtout à lire!


Il y a deux processus:
Associer un signe à un son qui a un sens, c'est un opération verticale. Traduire en pensée, un dessin.
C'est aussi une opération combinatoire horizontale, c'est une succession de combinaisons de différents types :Association des lettres, des syllabes, des mots, des phrases.
Cette association est un mystère car elle se fait subitement.
Mais ce n'est pas suffisant cette opération n'est pas la lecture, c'est du déchiffrage car il n'y a pas de sens. C'est une sonorisation de l'écrit.
Certains déficients mentaux s'arrêtent là. Souvent on dit qu'ils savent lire mais en fait ils déchiffrent car ils sont capables de relier un signe et un son mais ne comprennent pas ce qu'ils lisent. On peut aussi lire en mettant l'intonation sans ne rien comprendre.
On a intérêt à ne pas dissocier la technique de déchiffrage de la compréhension et du jugement.
Il y a plusieurs circuits de compréhension de la lecture ou plutôt plusieurs supports.
Par l'oral, on doit entendre pour comprendre, ainsi que pour mettre en mémoire.

Il y a plusieurs façons de lire. On peut le faire en se disant intérieurement la prononciation des mots. Donc il y a un dessin, son interprétation sonore, les associations, la prononciation sonore, où soit on dit tout haut, soit on entend dans sa tête, et ensuite vient la compréhension.
Certaines personnes lisent soit réellement tout haut soit intérieurement, directement de la vue à la compréhension; mais la base est la même.
Avant on pensait qu'il fallait passer nécessairement par l'oral pour lire.
On a lu tout haut jusqu'au XIV ième siècle.
C'est un mode qui demande du temps car les étapes sont nombreuses.
L'oralisation est utile pour se mémoriser mais pas pour comprendre.
Quand lisons nous tout haut?
Pour se rappeler?
Ce sont les personnes qui ont un mode de réévocation auditive.
 

Mais y a une autre manière de lire qui a été mise en relief par Foucambert. Pour lui il n'est pas nécessaire de passer par l'oral et l'on peut comprendre directement avec les yeux. Ce qui s'écrit n'est pas fait pour être lu tout haut, quand on le fait, c'est assez décevant de même quand on veut retranscrire une conférence, écrite, elle perd son intérêt. Ecrire et lire sont deux formes différentes.
On ne lit pas avec ses yeux mais avec son cerveau qui donne un sens.
Par exemple:
"l'amer mit Shelles a perdu sont sha" si on le lit uniquement par l'oral cela a un sens, pas si on va de l'oeil au cerveau c'est complètement différent. Ce qui compte est ce que l'on voit. La vraie lecture est là.
Il faut lire en passant directement de la vue à la compréhension.
On voit ainsi la différence.
La véritable façon de lire,d’après Foucambert, serait de ne pas passer par l'audition mais aller directement du dessin au sens
Par exemple:
"Les fils du président résident près des fils téléphoniques" ou
"Le résident et son fils président une fabrique de fils téléphoniques"
Si on prend rien que le mot: "résident" ou "président" ou "fils"
Ou:
"Il faut se reporter à ce poste"
Comment les lire autrement qu'en les distinguant par le sens?. De plus le sens existe grâce au contexte, au reste de la phrase.
Ce qui veut dire que lorsqu'on lit on: reconnaît et le reste on suppose, on déduit, on devine le sens de beaucoup de mots en fonction du contexte. Il y a de nombreuses combinaisons.
On va confondre: rive avec vire, ou bouton avec mouton si c'est sorti du contexte mais si on part du sens on ne se trompe pas.
Mais pour cela il faut une certaine culture, il faut pouvoir anticiper.
Il faut une certaine vitesse pour comprendre car sinon on perd le fils. Il y a trois étapes:
L'identification des lettres
La reconnaissance des mots,
La compréhension du sens
sont trois opérations distinctes qui se font indépendamment.
On n'arrive pas à comprendre comment on lit à partir du sens. Mais on peut identifier à partir du sens. Identifier sans sens est inutile est inefficace. On ne peut introduire de son que si on a identifié le sens.
Il n'y a aucune correspondance automatique entre le sens et le son. ( sauf peut être pour "gazouillis").


En chinois, si on est pas de la même ethnie on peut se comprendre grâce aux idéogrammes. Pareil pour le calcul, les maths, la chimie. Ce sont les personnes qui on une évocation globale.



Comment apprend-t-on?


"On apprend à lire en lisant" un peu comme l'ont dit Claparède, Cousinet, Freinet, Ferrière.
Savoir lire c'est aussi savoir juger, mais cela arrive plus tard. Mais déjà dans l'apprentissage on peut introduire les notions de relativité.
Il faut aussi apprendre à aimer lire, pour la musique des mots, la poésie et oublier le reste.
Les interactions entre l'enseigné et la lecture sont à prendre en considération. Il suffit à ce moment de lui apporter des aides.
Il faut choisir entre la production des sons et le sens.
Il y a donc deux sortes de méthode: la linéaire et la globale
L'alphabet et le symbolique, c'est une question d'hémisphère: le gauche pour le linéaire et le droit pour le global.


 apprentissage de la lecture et de l'écriture 2