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citations

alapage.com     

L'éducation traditionnelle 1

 

 

Bibliographie


- Alexandre, D., Closson M., "L'enfant à l'ombre des cathédrales", Presses universitaires de France de Lyon/C.N.R.S., 1985-Historia n° 29 Juillet 1986
- Ariès Ph. et Duby G.: "Histoire de la vie privée" ed. Seuil, coll. Univers historique.
- Aristow-Journoud : "Le geste et le rythme" ed. Bourrelier
- Aucher M.L. "Les plans d'expression, schéma de la psychophonie" Paris, édition EPI, 1977
- Belmont N. "Mythes et croyances dans l'ancienne France" édition Flammarion.
- Champeaux Gérard de, Dom Sébastien Sterckx o.s.b""Le monde des symboles" collection Zodiac 1989,

- Charpentier L.: "Les mystères de la cathédrale de Chartres. Ed. R. Lafond
- Dessartz J.C., "Traité sur l'éducation corporelle des enfants" 1760
- Donteville H., "La France mythologique" édition TCHOU
- Gascar P.,"Le meilleur de la vie"
- Gelis J. ; Lacet N. : Morel M.F. : "Entrer dans 1a vie, naissances , enfance dans la France traditionnelle" édition Gallimard. Collection Archives.
- Helias P.J.,"Le cheval d'orgueil", Plon, 1976. Cet ouvrage est incontournable!
Jousse M., "L'anthropologie du geste" ed. Gallimard, 1974
-
Loux F : "le jeune enfant et son corps dans la société traditionnelle" édition Flammarion, 1978; ethnologie en Normandie  et en Franche comté.
- Loux F., et Morel M.F. , Revue: "Ethnologie française", 1976 n° IV 3-4
- Pelt J. M., "Fleurs, fêtes et saisons" édition Fayard.
- Perdiguier A., "Mémoire d'un compagnon"
- Sylvère A., "Toinou, le cri d'un enfant auvergnat"Paris, France Loisirs, 1980
-  Guillaumin E., "La vie d'un simple"
- Van Gennep A. ,"Manuel de folklore français contemporain"

- Vincenot H. "Le chemin de Compostelle"
- Weiser F. X. "Fêtes et coutumes chrétienne, de la liturgie au folklore" éditions MAME.

-Le dictionnaire des symboles

 

sites

http://www.france-pittoresque.com/indexredir.htm

 

La tradition  

 

 "...Tradition dit transmissions d'éléments vivants préalablement reçus et séculairement élaborés

à l'intérieur d'un milieu ethnique...

c'est une chose vivante puisqu'elle s'élabore à même la vie"

Marcel Jousse

 

C'est la transmission d'une manière de faire, d'être, de savoir, de génération en génération à l'intérieur d'un groupe.

D'après le dictionnaire Larousse c'est l'ensemble de légendes, de faits, de coutumes, d'usages, transmis oralement sur plusieurs générations.

C'est aussi le contenu de la transmission c'est à dire la manière dont une époque ou un peuple explique, donne un sens,  interprète le monde ou agit sur lui.

Il s'agit des savoirs fondamentaux d'une culture.

La conservation de ces connaissances fait appel à la stabilité des rapports entre les individus. C'est pourquoi elles sont caractéristiques des sociétés traditionnelles.

En droit "la tradition" et l'objet qui atteste la valeur d'un acte. C'est l'objet témoin qui assurait qu'un acte était fait. C'est ici que l'on voit dans un engagement l' importance du symbole.

 

La culture orale

Tradition et culture orale font habituellement partie de la même sphère. Le mode de retransmission de la sagesse est direct et corporel, soit par l'exemple, soit oralement. Celui qui retransmet se sert souvent du geste et de la parole.
Dans une société traditionnelle l'ensemble des connaissances culturelles est conservé dans des formules linguistiques, mémorisées rituellement qui font partie de la mémoire collective et de l'identité. L’intégration étant corporelle par la mémoire et même le balancement, il n’y a pas la même prise de recul que dans la lecture. Par contre son intégration est forte. Pour cette conservation il suffit que les mots forment une séquence rythmique mais aussi doivent avoir des éléments sonores, non seulement pour leur sens mais pour leur musique.

Certains savoirs ne peuvent passer que de quelqu'un à quelqu'un. Il y a quelque chose d'unique dans le contact direct.


La lecture s'est faite à voix haute jusqu'au XVI° siècle! Ce sont les protestants qui ont mis en place la lecture intérieure, la lecture visuelle. Cela est du à la démarche individualiste caractéristique du protestantisme, à l'inverse de l'église catholique qui est communautaire.


Toute la culture orale se trouve dans le lien car "rien n'est jamais acquis" (Francis Jammes).
Le sens des mots et des signes est très important.


Face à la tradition qui était souvent locale, régionale, l'objectif de l'école laïque fut de faire quelque chose d'universel ou du moins de national. La tradition reflétant le mode de vie d'une région,  il y aura opposition entre l'école et la tradition. (voir l'histoire de l'écrit)

 

Dans la tradition il y a des idées immuables, par rapport à la construction de l'être humain et en même temps des modifications dues à la transmission orale. Contrairement à ce que l'on croit il y a une évolution, des mots nouveaux sont exprimés et s'ajoutent au texte initial retransmis.

Par exemple dans le théâtre le terme "tradition" exprime les mots rajoutés spontanément par les acteurs qui par la suite seront conservés.

L'importance de la mémoire pour la transmission de la tradition.

 

les origines de nos traditions

 

Les Celtes ont construit un  important fondement de toutes nos traditions. Chez eux, a cosmogonie, c'est à dire le rapport avec la nature, est essentiel et marque encore nos fêtes par exemple.

La culture Judéo-chrétienne, par la bible, le christianisme, la chrétienté a marqué notre culture actuelle.

Les Grecs, par un système de pensée et notre langue.

Rome a marqué certains systèmes de fonctionnement actuel, mais aussi notre langue nationale

 

les supports de la transmission orale

 

les légendes

Toute légende explique l'histoire de quelqu'un qui part à la découverte du monde et qui revient. Par exemple: Tristan et Iseult. C'est le voyage initiatique, l'apprentissage de la vie!

Le support est vivant dans la transmission :

la voix, le mouvement de celui qui raconte. le sens des mots et des signes est très important.

Le conteur est le garant du contenu de l'histoire. Il est porteur du savoir qu'il respecte. Et en même temps, le textes passant par lui, s'imprime de ce qu'il est.

Le rapport avec le public est très important , le choix de l'histoire, du texte à transmettre se fait  en fonction du public. par exemple Homère raconte en fonction de ceux à qui il s'adresse.

qualité pédagogique indispensable!

 

les chants traditionnels

les contes

les mythes

La geste

les poèmes héroïques

Les généalogies

 

Les proverbes

Par exemple: Les proverbes: ce sont des phrases expérimentées par d’autres et qui servent à expliquer une situation, la sublimer, la dépaser...

L’intégration étant corporelle par la mémoire et même le balancement, il n’y a pas la même prise de recul que dans la lecture. Par contre son intégration est forte. Pour cette conservation il suffit que les mots forment une séquence rythmique mais aussi doivent avoir des éléments sonores, non seulement pour leur sens mais pour leur musique.

C'est un terme générique, couvrant des concepts différents. Quelques éléments permettent de les différencier, bien que la frontière séparant les uns des autres ne soit pas véritablement tranchée[1] wikipédia:

  • Le dicton constate plutôt un fait (exemple : « Noël au balcon, Pâques au tison »).
  • L’aphorisme résume une théorie, tire une conclusion de faits observés (« chat échaudé craint l’eau froide », « la vie est courte, l’art difficile », « tel père, tel fils »).
  • L’adage exprime plutôt un conseil juridique ou pratique (« qui veut voyager loin ménage sa monture »).
  • Le précepte énonce un enseignement d’ordre artistique, scientifique, philosophique ou moral (« l’éducation a des racines amères, mais ses fruits sont doux »).
  • La maxime édicte une règle de conduite (« il vaut mieux se faire agréer que de se faire valoir », « dans le doute, abstiens-toi »).
  • La sentence émet un jugement moral, souvent de manière dogmatique (« qui ne sait pas rendre un service n’a pas le droit d’en demander », « n’accuse pas le puits d’être profond, si tu prends une corde trop courte »).

 

La danse (voir bibliographie des fêtes et des jeux)

 

Les danses traditionnelles miment les mouvements du cosmos. Le cercle par exemple représente la voûte céleste. On tourne dans le sens du soleil.

On y mime aussi des séparations- retrouvailles, c'est la même structure que dans les légendes.

C'est aussi la représentation de la vie avec ses sans ruptures et ses retrouvailles.

Il n'y a pas d'éducation sans retrouvailles et sans séparations.

Par le rythme , sa régularité provoque l'harmonie et la structuration.

 


 

Les fêtes

Les fêtes qui marquent le rythme de la vie comme Carnaval : autre forme d'harmonie : faire n'importe quoi, pour oublier la structuration de la vie.

 

les jeux

les cérémonies sacrées,

les spectacles,

les pantomimes.


 

Les jeux de nourrice et les berceuses
 

Les énigmes

 

Qui retransmet la tradition ?

Les parents, les grands-parents, les conteurs...

 

L'architecture

Les cathédrales étaient aussi un lieu d'enseignement et d'initiation, avec les peintures et les sculptures.

Leur architecture  retransmettent une tradition souvent sous formes d'énigmes.

Certains dessins par exemple les mandalas (forme géométrique, circulaire composée d'un centre et de dessin périphérique qui représente des mouvements) seraient  la représentation du divin en soi. Par exemple le labyrinthe sur le sol de la cathédrale de Chartres. Tout labyrinthe figure l'itinéraire suivi par l'homme durant sa quête de l'unité. Ce sont d'innombrables méandre qui tantôt le rapprochent du centre, tantôt l'en éloignent, pour finir par atteindre le centre.

 

les veillées

On y file et on casse les noix, on y fait les travaux que l'on peut faire l'hiver. Mais aussi on y commente la chronique du village, on rappelle les évènements anciens et on parle des nouveaux, on juge les attitudes, on conte, on chante, on lit.

L'enfant y écoute, regarde, ressent, absorbe...
 

 

Les livres


"La bibliothèque bleue"
de Troyes, les “petite livres bleus” qui ont duré pendant trois cents ans.
A la fin du XVIII° siècle il y avait 150 imprimeurs et 70 centre producteurs, surtout dans le Nord. Chaque centre a sa librairie de colportage. Ils parlent de la vie des saints, de Noël, de la passion et autres livres religieux.
Il y a aussi les romans de la chevalerie, des contes, les farces, les fabliaux, histoires de brigands et histoires comiques. Plus tard des faits de l'histoire de France.
Plus tard viendront les almanachs (Vermot) où on apprend à prévoir le temps et où il y a des conseils de la vie pratique, des conseils de bien vivre.
On trouve 120 titres et 20 sujets principaux:
-La guerre, les femmes, la cuisine, la mort, l’écriture, la civilité, le corps, la magie, la sainteté, le roman, le catéchisme, les brigands, la misère, les métiers, le temps, le merveilleux, le burlesque, le sacré, l’utilitaire.
Ce ne sont ni de l’histoire quoiqu’il y ait de nombreux personnages historiques, ni de la littérature, car cela n’est pas forcément bien écrit. Ils sont publiés en plusieurs langues vernaculaires. Les mot changent suivant les traductions ou les époques. Comme une retransmission orale qui serait écrite.
 

Peu à peu des livres sont introduits dans la formation professionnelle qui se faisait uniquement oralement et par l'imitation. :
-Traité sur l'agronomie en 1373 avec illustration qui a un grand succès
-Sur les différents poids et mesures pour une meilleure connaissance des marchés
-Sur l'instruction des bergers
-Pour les serviteurs.
 

 

L'iconographie

-Les images
-Les icônes

-Les sculptures
 

 

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