|
définitions
pédagogies
histoire de l'éducation
pédagogues
institutions
accueil petite enfance
bibliographies
définitions
pédagogies
histoire de l'éducation
pédagogues
institutions
accueil petite enfance
bibliographies
définitions
pédagogies
histoire de l'éducation
pédagogues
institutions
accueil petite enfance
bibliographies
définitions
pédagogies
histoire de l'éducation
pédagogues
institutions
accueil petite enfance
bibliographies
| |
Ovide Decroly

Bibliographie
- Decroly
O.; "Plaisir d'école (Saint Mande)" ;Ed.: hommes et
groupes; 18/10/1988
- Decroly
O. ; "Initiation a l'activité intellectuelle et motrice par jeux
éducatifs"; ; Editeur(s) : HOMMES ET GROUPES; 18/10/1988
- Des parents, des enfants, des enseignants.; "Vivre à Decroly";
Orientations; Casterman; 1979
Decroly a peu publié, il pensait que la retransmission orale était plus valable!
Biographie
Naît en Belgique, à Renaix en 1871.
Son père, d'origine française est industriel. Sa mère est musicienne et lui
donne une éducation musicale. Il reçoit une éducation teintée de rousseauisme,
près de la nature, son père lui apprend à travailler avec ses mains, mais
Decroly aura du mal à supporter l'éducation autoritaire de son père et l'école.
Médecin, il se spécialise dans les maladies mentales. Il étudie en Allemagne
avec Mendel et Langerhauss (neurologues) et en France avec Raymond et Geoffroy.
Il a de l'intérêt pour les enfants arriérés, les malades l'intéressent plus que
la maladie.
En 1901 il fonde la “ Société pour la protection de l'enfance anormale ” et un
Institut, avec sa femme, pour les enfants déficients."Institut pour les enfants
irréguliers".
En 1904 il est nommé inspecteur des classes spéciales de la ville de Bruxelles.
Il fonde une société de "Pédotechnie" avec des instituteurs. Il s’intéresse aux
travaux d'A. Binet sur les tests donc les débuts de la création de la
psychologie.
En 1907 il fonde l'Hermitage pour enfants normaux, où il élabore sa méthode. Il
y observe les enfants.
Il a beaucoup souffert à l'école, surtout parce qu'on y découpait l'enseignement
en différentes disciplines. Il va donc y rechercher un moyen d'enseigner qui
sera plus cohérent. Il y échange beaucoup avec ses collaborateurs, sa femme et
ses enfants vont participer à l’élaboration de sa pédagogie.
1911: Il préside à Bruxelles le premier congrès international de pédologie. En
1920 il est professeur de psychologie à l'université de Bruxelles et en 1921 il
est chargé d'une chaire d'hygiène éducative à la faculté de médecine. Entretient
une consultation pour enfants anormaux. Participe à de nombreux congrès
internationaux sur l'éducation.
En 1922 il est membre de la "Ligue Internationale pour l'Education Nouvelle".
Va aux Etats Unis où il rencontre J Dewey. Traduit son livre "Comment nous
pensons" en 1935.
Va en Colombie et travaille avec Niéto Caballero.
Collabore à "l'enfance délinquante" en Espagne. Est intéressé par les
réalisations de Cousinet, Freinet...
En 1927 l' "Hermitage" déménage, sous la direction de Mlle Hamaide, il devient
de plus en plus le rendez-vous de pédagogues.
En 1930 Decroly élabore sa méthode qui peut servir jusqu'à l'université.
1932: il meurt à 60 ans.
Il n'aura rien voulu écrire, car pour lui, sa méthode doit bouger, évoluer, il a
peur qu'elle soit prise à la lettre. Il travaille avec de nombreux
collaborateurs dont Mlle Hamaide qui elle, va le publier.
Haut de page
Ses idées pédagogiques
Decroly pense que l'enfant a une représentation globale des objets en vue d'un
certain usage, sa définition d’un objet est “ ceci c'est pour… ”. Donc le
processus part de sa vision de ce qui l'environne. Il faut déjà qu'il se
distingue d'un ensemble dont il fait partie. Souvent l'enfant confond l'objet
avec son support. Les parties d'un objet sont prises pour le tout. Par la suite
il décompose et reconstruit avec un certain ordre. (C'est à partir de là qu'il a
créé la méthode globale de lecture.)
Donc on doit aider à faire sortir les enfants de la confusion et l'aider à
distinguer les différentes qualités des objets. On le guide en lui laissant
prendre les initiatives. Il y a aussi des influences affectives qui entrent en
jeu.
Le fait de donner le mot est une étape importante.
Pense que l'enfant revit les différentes périodes de l'histoire de l'humanité
-Critique: partir des besoins de l'enfants n'est-il pas le limiter à ces propres
besoins alors qu'il faut l'en sortir!?
Importance de la guerre de 1914: remise en cause de la société
Aussi impact de la psychanalyse.
-C'est une perception essentiellement contraire à Montessori qui, elle, isole
chaque sens en les stimulant avec du matériel tout prêt.
Il fait en quelque sorte suite à E. Seguin
Sa méthode
Sa démarche éducative se décompose en
trois étapes :
-L'observation
-l'association
-L'expression.
Il y a donc trois temps dans le processus d'apprentissage mais son but sert
aussi à "apprendre à apprendre":
-L'observation:
On met l'enfant en contact avec des matériaux, des objets et des faits. Le mieux
est si c'est lui qui propose le support de l'observation. On regarde ensemble,
on en extrait les propriétés.
Pour cela on organise des excursions, des visites. On fait des croquis, on prend
des notes, des photos. On apprend à regarder.
On extrait les mots nouveaux, on précise. A partir de ces mots nouveaux on
approche la lecture et l'écriture ou on perfectionne le français.
On accumule, on fait des collections.
On compare et on mesure, on classe, c'est l'approche du calcul et des
mathématiques.
On détermine les diverses qualités des objets, on cherche ce qu'il y a de
semblable et de différents dans d'autres objets. On compare les volumes, les
formes, les couleurs, l'odeur, le goût... On classe ces différentes propriétés
et c'est l'occasion de faire des sériations.
A partir des sciences d'observation on s'approche peu à peu de la biologie, de
la physique et la chimie.
-L'association:
C'est déjà la mise en rapport avec ce que l'on sait déjà. On confronte les
connaissances acquises avec des données plus abstraites.
On tire de ses observations des idées générales, des concepts, par exemple sur
la manière de vivre des hommes.
On cherche les cause et les effets, on voit les différentes appartenances.
On va voir ce qui se passe plus loin: c'est la géographie, et ce qui s'est passé
avant: c'est l'histoire. Pour cette dernière pas de nomenclatures d'hommes,
d'évènements, de dates. Peu de récits mythiques, de héros, mais des documents
réels. On veut des faits!
L'enfant accumule des documents et en fait la synthèse.
C'est le contraire de la leçon apprise par coeur.
-L'expression:
C'est la traduction des idées, des sensations, par des textes comme de la
poésie, par le langage, des dessins, des créations artistiques.
Toute cette élaboration peut se terminer par un exposé, c'est à dire que tout ce
qui a été appris puisse être représenté, écrit ou on fait du travail manuel, on
élabore des dossiers.
Haut de page
Ce travail autour d'un même objet s'appellera :
"Le centre d'intérêt".
Quels objets, quelles idées propose t-on? Decroly et d'autres comme Claparède on
élaboré un programme basé sur les intérêts de l'enfant qu'ils ont délimité
ainsi:
Ce sont les besoins principaux et comment les satisfaire. J. J. Rousseau en parle
avant, dans "l'Emile ou de l'éducation". Il s'agit de...
-se nourrir c'est à dire l'alimentation
-se reproduire
-lutter contre les intempéries, se protéger
-se défendre contre ses ennemis
-travailler, se reposer se récréer, par exemple quels sont les progrès de
l'industrie au cours des ages.
l'étude de son milieu humain: sa famille, son école, la société les animaux, les
végétaux, la nature...
-Le matériel qui nous entoure.
Par rapport aux facultés de compréhension de l'enfant on va de ce qui lui est
proche au plus lointain. Plus l'enfant est petit et plus on part de lui même et
de ce qui l'entoure directement.
Sont élaborées plusieurs évolutions.
C'est ainsi que l'on va:
-du simple au complexe
-du concret à l'abstrait
-de la réceptivité passive à la spontanéité
-de l'indétermination à la spécialisation
-de la subjectivité à l'objectivité
-du principe de jouissance au principe de réalité
-de l'immédiat à la médiateté
-du présent au futur,
-du proche au lointain
-de l'éparpillement à l'unité.
Cela rappelle les différentes lois de Pestalozzi!
On fait le "cahier de vie", qui est un dossier propre où l'enfant accumule
toutes ses acquisitions, sous formes de fiches, de dessins, cela dépend de son
age.
La classe est un atelier. Les murs appartiennent à l'enfant. On peut déplacer le
mobilier, les tables sont plates pour pouvoir travailler. "Le banc pupitre est
bon pour les clercs de notaire".
"La classe est partout, à la cuisine, au jardin, aux champs, à la ferme, à
l'atelier, à la carrière, aux magasins, aux musée, aux exposition..."
Donc l'enfant est actif dans sa propre éducation. Il se fait une opinion
personnelle. On retrouve ici les souhaits de J.J. Rousseau
Ainsi l'enfant travaille de façon autonome, mais il est soutenu dans ses
projets, il est encouragé.
Son sens critique s'affirme, son habilité se développe, sa personnalité
s'affirme.
Ses intérêts s'étendent avec la compréhension et la connaissance.
Le jeu sert surtout dans les premières années, à asseoir ses connaissances. Plus
tard ce sera le jeu collectif.
L'éducation morale:
L'école est un milieu social, c'est une société en petit. Elle est mixte de 4 à
18 ans.
Les élèves sont amenés à prendre conscience de la valeur de leur acte, se
jugent, se critiquent, élaborent des règles de vie.
Ils ont des responsabilités dans la marche de l'école. Ils peuvent prendre des
initiatives.
Il y a des comités d'enfants, les décisions sont votées aux "états généraux".
Il y a des responsabilités collectives pour le jardin, le matériel, le
poulailler!
IL y a du sport et des jeux. On fait du théâtre et on organise un orchestre.
L'imprimerie publiée les oeuvres des enfants. On y imprime des invitations pour
une fête organisée par les enfants...
Il y a des contacts avec les familles, l'institution et les familles travaillent
ensemble.
L'école est ouverte.
"L'école par la vie, pour la vie" résume l'essentiel de sa méthode.
C. Freinet et d'autres vont s'inspirer de ses idées et de sa méthode.
Haut de page
Méthodes actives
Lecture 2
l'intérêt
L'éveil sensoriel
|